Abdelilah Benkirane dans l’impasse ?

- 23h35 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Mustapha Ramid, le turbulent avocat membre du PJD pressenti pour devenir ministre de la Justice, serait indésirable au palais royal. En raison de ce "niet" royal, le président du gouvernement Abdelilah Benkirane se trouve face à une impasse.

Benkirane subirait en plus des pressions de son parti, les réserves émises par le Palais quant à la candidature de Mustapha Ramid au poste de ministre de la justice dans le prochain gouvernement.

Pour sortir de cette impasse, Benkirane n’aurait d’autres solutions que de céder le ministère de la Justice à l’Istiqlal, solution qui lui aurait été recommandée par un groupe de conseillers du Palais avec qui il a négocié sa liste.

Connu pour ses positions fermes envers les violations des droits de l’Homme et les dépassements commis par le ministère de la Justice, Mustapha Ramid pourrait être abandonné par le PJD en contrepartie de deux importants portefeuilles ministériels.

Un membre du conseil national du Parti Justice et Développement cité par le quotidien Akhbar Al Yaoum, affirme que "certains milieux autoritaires veulent arracher les dents du PJD et le priver du plus important outil qui pourrait être mis entre ses mains", faisant référence au ministère de la Justice.

Ainsi, le parti islamiste se retrouverait dans l’impossibilité de tenir ses promesses électorales face à la corruption et l’autoritarisme. Si Benkirane abandonne Ramid, le PJD se trouverait également menacé de scission, comme celle vécue par l’USFP après son entrée au gouvernement en 1998.

Benkirane, qui a abandonné sa promesse de négocier directement avec le Roi, aurait déjà rendu compte à son parti. Le cabinet royal lui, aurait émis des réserves sur plusieurs autres candidats ministres du PJD.

Mise à jour du 31 décembre 2011 : Le quotidien Akhbar Al Yaoum affirme que le Roi Mohammed VI serait intervenu en personne pour lever la réserve émise par certains conseillers du Palais, quant à la candidature de Ramid au poste de ministre de la Justice.

  • El Himma participe à la formation du gouvernement Benkirane

    Fouad Ali El Himma, nommé récemment conseiller du Roi Mohammed VI, aurait joué un rôle important dans le processus de formation du gouvernement Benkirane.

  • Les cent jours de Benkirane

    Plus de 2,2 millions de personnes ont voté pour le Parti Justice et Développement (PJD), et 88% des Marocains affirment faire confiance au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Pourtant, jamais les cent premiers jours d'un exécutif n'auront été autant critiqués au Maroc.

  • Abdelilah Benkirane menace Al Adl Wal Ihssane

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, serait en colère contre Al Adl Wal Ihssane, en raison de sa participation à plusieurs mouvements de contestation au Maroc.

  • Mustapha Ramid propose de réduire les salaires des ministres

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a expliqué lors d'une réunion du PJD, ne pas être le premier ministre le mieux payé d'Afrique du Nord, avec un salaire de "seulement" 50.000 dirhams par mois.

  • Le Gouvernement Benkirane attend l'aval du Roi

    Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a déposé tard dans la soirée de samedi au cabinet Royal de Rabat, la liste des ministres proposés pour participer à son gouvernement après de longues tractations avec les partis formant la majorité gouvernementale.

  • Mustapha Ramid

    Mustapha Ramid est le ministre d'Etat chargé des Droits de l'Homme. Il a été le ministre marocain de la Justice et des Libertés de janvier 2012 à avril 2017.

  • Mustapha Ramid menacé de mort

    Le ministre de la Justice et des Libertés Mustapha Ramid, a été menacé de mort par un groupuscule se faisant appeler "Tawhid wa al Jihad". Le but du mouvement serait de combattre le processus de réformes conduit par le gouvernement Benkirane.

  • L'Istiqlal menace de se retirer du gouvernement PJD

    Abbas El Fassi se serait plaint dimanche devant le bureau exécutif de l'Istiqlal, de la façon dont Abdelilah Benkirane a géré les négociations pour la formation du futur gouvernement.

  • Qui veut la peau de Benkirane ?

    Des hommes forts du palais royal ne verraient pas d'un bon œil le fait qu'un parti islamiste ait la charge de la gestion de la chose publique. Ces hommes seraient à l'origine des critiques dont fait l'objet le gouvernement Benkirane.

  • Benkirane et Akhannouch en froid ?

    Le ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch aurait provoqué la colère du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, en soumettant au cabinet royal une liste de nominations de directeurs dépendant de son département.