L’accueil de Brahim Ghali par Abdelmadjid Tebboune moqué par les Marocains

- 14h00 - Monde - Ecrit par : Bladi.net

L’accueil réservé par le président algérien Abdelmadjid Tebboune au leader du Front Polisario, Brahim Ghali, lors des célébrations du 70ᵉ anniversaire de la Révolution algérienne, a provoqué une avalanche de réactions ironiques sur les réseaux sociaux.

L’arrivée de Brahim Ghali, qualifié d’« invité de l’Algérie » par un communiqué officiel, a été particulièrement moquée. En effet, le chef du Polisario est arrivé de Tindouf, une wilaya algérienne, à bord d’un avion algérien, pour être accueilli en grande pompe par le président Tebboune à Alger.

Sur la toile, les internautes n’ont pas manqué de relever l’absurdité de la situation. « Il l’a juste accueilli à l’aéroport, car ils résident tous les deux à Alger et dans le même quartier », ironise un internaute cité par Hespress. « Étrange… il est venu d’Algérie pour arriver en Algérie… », s’amuse un autre. Certains commentaires pointent du doigt la mise en scène d’une souveraineté fictive : « Le président de l’Algérie du Nord reçoit le président de l’Algérie du Sud ; le premier pays au monde gouverné par deux présidents. »

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Cette réception a également suscité de vives critiques de la part de Chawki Ben Zahra, un opposant politique algérien résidant en France. Selon lui, « le chef de la milice du Polisario » a effectué un vol de dix minutes entre deux aéroports algériens « pour prouver l’existence d’un État fictif inexistant ». Il dénonce le gaspillage des ressources algériennes pour soutenir le Polisario, soulignant que cette stratégie a conduit à l’absence de plusieurs chefs d’État lors des célébrations, notamment le président égyptien. « Plusieurs présidents n’ont pas assisté, car ils connaissent le régime et refusent de paraître aux côtés du chef de la milice du Polisario », affirme Ben Zahra.

Pour l’opposant algérien, le régime « sacrifie l’image et la réputation du pays » pour « redorer l’image du Polisario ». Il déplore que l’attention, lors de cet événement national majeur, ait été détournée vers le chef du Polisario au lieu de se concentrer sur l’Algérie elle-même. Ben Zahra observe également que les pays présents aux célébrations, comme la Tunisie et la Libye, « ne sont pas influents et traversent de grandes crises politiques et économiques ».

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