Des agriculteurs marocains appellent à l’aide
Les agriculteurs marocains basés en Mauritanie appellent Rabat à l’aide face à l’explosion des coûts de transport. Pour sauver leurs récoltes de pastèques, ils réclament une baisse des taxes douanières et de meilleures infrastructures logistiques au sud du Maroc.
Des investisseurs marocains spécialisés dans la pastèque en Mauritanie font face à une envolée des coûts d’exportation vers l’Europe. Entre pénurie de camions et crise des carburants, le prix d’un seul acheminement dépasse parfois les 12 000 dirhams, dégradant la compétitivité du produit. Pour pallier ces difficultés, certains producteurs utilisent désormais de petites embarcations maritimes afin de réduire les frais et d’accélérer les cadences d’expédition.
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Face à ces contraintes, les professionnels demandent une révision à la baisse des droits de douane imposés par le Maroc sur les pastèques d’origine mauritanienne. Actuellement fixés à 3,5 dirhams par kilogramme, ces frais pèsent lourdement sur les circuits commerciaux. Selon les exploitants, un allègement fiscal permettrait de mieux exploiter les canaux de distribution nationaux tout en soutenant la création d’emplois et la dynamique économique.
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Le secteur mise également sur le futur port Dakhla Atlantique pour transformer la région en véritable carrefour stratégique. Les agriculteurs préconisent la création de centres de collecte modernes à Dakhla afin de faciliter le transit vers le marché européen. Ce projet permettrait de consolider la position du Maroc comme plateforme logistique régionale tout en sécurisant les revenus des investisseurs marocains opérant au-delà de la frontière.