Des legumes marocains vendus illégalement en Algérie
La Mauritanie a renforcé ses contrôles douaniers pour interdire la réexportation illégale de légumes marocains vers l’Algérie. Cette initiative vise à protéger la sécurité alimentaire nationale et à freiner l’inflation des prix sur les marchés locaux.
Les opérations menées dimanche dernier ont ciblé des cargaisons de tomates, d’oignons et de pommes de terre en direction de Tindouf. Plusieurs camions ont été immobilisés au point de contrôle du « kilomètre 55 ». Les investigations ont révélé que ces produits, introduits via le poste de Guerguerat, étaient détournés vers le sud-ouest algérien sans les autorisations nécessaires pour le marché mauritanien.
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Le gouvernement a justifié ce durcissement par une flambée des prix dépassant les 30 % due à la pénurie provoquée par ces réseaux informels. Selon les autorités, certaines marchandises étaient déchargées en Mauritanie avant d’être immédiatement rechargées pour traverser la frontière nord-est, asséchant ainsi l’offre disponible pour les consommateurs nationaux.
Dès lundi, les marchés mauritaniens ont enregistré un retour à la normale avec une disponibilité accrue des produits et un recul progressif des tarifs. Malgré ce verrouillage du transit vers l’Algérie, le flux des exportations marocaines vers la Mauritanie se poursuit normalement. Les autorités affirment que cette mesure est essentielle pour « préserver la sécurité alimentaire nationale » face aux pratiques informelles.
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Cette décision a été accueillie favorablement par certains exportateurs qui y voient un moyen de mieux réguler les circuits commerciaux. En mettant un terme à ces circuits de redirection vers Tindouf, Nouakchott espère stabiliser durablement son marché intérieur tout en maintenant ses échanges réguliers avec son voisin marocain.