Ali B : « Je suis devenu le symbole de MeToo malgré moi »
Le rappeur d’origine marocaine Ali B qualifie de « surréaliste » son procès en appel pour agressions sexuelles. Condamné en première instance, l’artiste de 44 ans conteste vigoureusement l’enquête policière et se dit victime d’un procès médiatique.
Lors de cette première journée d’audience, il a fermement remis en question la qualité des investigations. D’après Nu.nl, la star s’estime érigée en symbole du mouvement MeToo, bien qu’elle n’ait jamais fait l’objet de précédentes accusations.
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L’interprète dénonce l’impact dévastateur de cette affaire sur sa vie privée. « Je demande l’objectivité et que l’on s’en tienne aux faits », a-t-il plaidé devant la cour, espérant une conclusion rapide pour protéger ses enfants.
En juillet 2024, la justice l’avait condamné à deux ans de prison pour le viol d’une femme et une tentative sur la chanteuse Ellen ten Damme. Le tribunal l’avait alors dépeint comme un individu autoritaire n’acceptant aucun refus.
Le musicien rejette catégoriquement cette description, assurant que ses relations ont « toujours été affectueuses ». Pour étayer sa défense, son avocat s’appuie sur l’expertise d’un psychologue judiciaire qualifiant les interrogatoires policiers de médiocres à cause de témoins clés ignorés.
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Alors que les trois plaignantes ont choisi de s’absenter, le ministère public demande le réexamen intégral du dossier et des précédents acquittements. La cour d’appel consacrera trois jours à cette affaire avant de rendre son verdict le 7 mai.