L’anarchie des salons de beauté au Maroc dénoncée

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

La docteure Hanan Atrakin, spécialiste en chirurgie esthétique et députée du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a exprimé ses inquiétudes face à la prolifération au Maroc des salons de beauté offrant des services esthétiques médicaux, évoquant une menace pour la santé publique.

Dans une question écrite adressée au ministre de la Santé et de la protection sociale, la députée du PAM a demandé quelles mesures il compte prendre pour mettre fin à cette anarchie dans le secteur de la médecine esthétique au Maroc. « Ce que nous observons aujourd’hui est très grave et très effrayant », s’alarme Atrakin qui fait remarquer que ces salons de beauté proposent des services esthétiques qui nécessitent une formation médicale spécialisée.

La députée tient pour « entièrement responsables » les Marocains qui fréquentent ces salons, car ils « y vont en connaissance de cause, sachant qu’ils s’adressent à des non-médecins pour effectuer des actes médicaux ». Dans des déclarations au site Al3omk, la spécialiste a expliqué que des techniques comme le « filler » et les injections de « toxine botulique » connues sous le nom de Botox, le plasma riche en plaquettes, la mésothérapie, et l’épilation au laser, relèvent de la médecine et ne sauraient être exécutées par des non professionnels.

À lire : Des faux chirurgiens esthétiques français arrêtés à Marrakech

Pourtant, ces salons s’adonnent à ces pratiques médicales sans aucune formation, alors qu’ils ont obtenu des licences pour offrir des services tels que l’épilation à la cire chaude, la manucure, la coiffure et le maquillage. Le médecin a ajouté que l’achat par ces établissements d’appareils spécifiques ne suffit pas pour réaliser ces interventions, jetant le tort aux entreprises qui livrent ces équipements à ces salons.

De plus en plus, les médecins spécialistes en chirurgie esthétique reçoivent des clients ayant subi de mauvaises interventions dans ces salons pour corriger les erreurs de ces non professionnels qui attirent les citoyens avec des publicités mensongères sur les réseaux sociaux, dénonce en outre Dr. Atrakin qui déplore le fait que les victimes refusent d’engager des poursuites judiciaires contre les propriétaires de ces établissements où ils peuvent contracter des maladies infectieuses comme le sida.

  • Maroc : la face cachée de certains salons de beauté

    Les habitants de Marrakech ont exprimé leurs inquiétudes face à la prolifération des salons de beauté dans l'arrondissement de Guéliz. Ces établissements ont la mauvaise réputation de se transformer en lieux de débauche.

  • Aïd al-Fitr au Maroc : les salons de coiffure pris d'assaut

    Au Maroc, les salons de coiffure retrouvent une affluence en cette période de fin de ramadan. Les Marocains célèbrent l'Aïd El Fitr ce mercredi 10 avril.

  • Les chirurgiens plasticiens marocains se plaignent « des charlatans sans scrupule »

    Les chirurgiens plasticiens marocains montent au créneau une nouvelle fois, mais cette fois-ci pour mettre en garde contre la pratique illégale de la médecine et de la chirurgie esthétique dans les salons de coiffure, les salles de sport et les spas. Ils ont attiré l'attention des Marocains sur les séquelles irréversibles que ces pratiques peuvent entraîner.

  • Des faux chirurgiens esthétiques français arrêtés à Marrakech

    Se basant sur les informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), les éléments de la police judiciaire de Marrakech ont réussi à démanteler un réseau médical spécialisé dans les opérations de chirurgie esthétique, de perte de poids, de greffe de cheveux et procéder à l'arrestation de plusieurs individus dont deux Français.

  • Intoxications alimentaires : le Maroc à l'épreuve de la restauration rapide

    La députée Hanane Atarguine, du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM), a demandé au ministre de l'Intérieur de prendre des mesures pour renforcer les contrôles dans les restaurants et établissements de restauration rapide afin de réduire les cas d'intoxications alimentaires et d'améliorer la sécurité alimentaire.

  • Les infirmiers marocains en appellent au roi Mohammed VI

    Les infirmiers et techniciens de santé ont adressé une lettre au roi Mohammed VI pour lui faire part des difficultés qu'ils rencontrent dans l'exercice de leurs fonctions et solliciter son intervention afin d'améliorer la qualité des services de santé offerts aux Marocains.

  • Maroc : le pain, dangereux pour la santé ?

    Une députée du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à la Chambre des représentants alerte sur la qualité du pain fabriqué dans les boulangeries informelles.

  • Au Maroc, les taxis clandestins dans le viseur du gouvernement

    Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, dit mener une lutte implacable contre les taxis clandestins, notamment les utilisateurs des applications intelligentes de transport qui n'ont pas obtenu de licence pour exercer.

  • Lenteur d'Internet au Maroc : les critiques d'un député

    Le député Ahmed Abbadi du groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la Chambre des représentants a dénoncé le faible débit de la connexion Internet dans plusieurs villes et régions du Maroc, imputant la responsabilité de cette situation aux entreprises de télécommunications.

  • Marrakech en proie à l'anarchie des quads et buggys

    Face à l'anarchie des propriétaires de quads qui organisent des dîners et spectacles à la Palmeraie de Marrakech, sans autorisation et en violation des normes d'hygiène, les propriétaires de restaurants et de complexes demandent aux autorités de la région de sévir afin d'éviter de nouveaux cas d'intoxications alimentaires.