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Un ancien ministre critique un programme royal

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19 février 2020 - 13h00 - Société

Alors qu’il est censé financer les TPE et les jeunes porteurs de projets, avec des crédits fixés à des taux allant de 1,75 % à 2 %, le programme "Intelaka" ne semble pas faire l’unanimité. Sur la liste de ses pourfendeurs, s’aligne désormais l’ancien ministre, Najib Boulif, pour qui "Intelaka" est "Haram".

Le programme "Intelaka", qui paraissait pour d’aucuns, une initiative louable, visant à améliorer les conditions d’accès des TPE et des jeunes au financement, essuie des critiques de la part de bien d’autres acteurs de la vie sociopolitique marocaine, notamment au sujet de sa "légalité religieuse".

Pour Ahmed Raïssouni, président de l’Union internationale des Oulémas musulmans (UIOM), proche des Frères musulmans, cette initiative lancée par le roi Mohammed VI en janvier dernier, ne souffre d’aucune entorse aux pratiques religieuses propres au royaume. Ainsi, à l’en croire, ces crédits sont "légaux", car ne résultant pas de "politiques commerciales des banques" et engendrant pour elles un "bénéfice dérisoire".

Cependant, pour sa part, l’ancien ministre des Affaires générales et secrétaire général au Transport, Najib Boulif, ne l’entend pas de cette oreille. Alors qu’il réagissait sur sa page Facebook, ce dernier s’est invité dans la polémique en contredisant les défenseurs du programme en question. Ainsi, s’appuyant sur des textes coraniques, le ministre a relevé que "toute riba [ndlr : intérêt perçu sur prêt bancaire] est illicite, quel que soit le niveau du taux d’intérêt". Et d’ajouter que "les banques participatives sont disponibles" pour combler le déficit en financement dont souffrent ces entreprises.

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