Les chrétiens marocains réclament des églises
Face à la multiplication des églises informelles dans certains quartiers de Casablanca, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a pris des mesures pour contenir ce phénomène, dans le respect des libertés constitutionnelles. Le comité des chrétiens marocains soutient cette initiative et plaide pour la « construction d’églises autorisées pour les migrants ainsi que pour les Marocains adeptes de Jésus ».
Dans un direct sur sa page Facebook, le pasteur Adam Rbati, responsable de l’« Église de la Gloire » à Témara et président du comité des chrétiens marocains, plaide pour l’organisation de « la maison ecclésiale au Maroc ». Il demande surtout la « construction d’églises autorisées pour les migrants ainsi que pour les Marocains adeptes de Jésus ». Selon lui, « l’augmentation du nombre de migrants au Maroc exige désormais des autorités marocaines la construction de davantage d’églises ». Actuellement, les églises domestiques, demeurent le seul recours pour pratiquer leurs rituels religieux. « Nous n’y rencontrons pas de problèmes, notamment en ce qui concerne la surpopulation ; les fidèles s’y comportent comme des invités paisibles », a expliqué le pasteur.
À lire :Casablanca : l’État serre la vis sur les églises clandestines
Rbati dit comprendre l’interdiction par les autorités marocaines de ces églises non autorisées. Cependant, la période actuelle « requiert une approche différente », estime-t-il. La construction d’églises autorisées « renforcerait les valeurs de coexistence religieuse au Maroc et mettrait fin à toute manifestation d’extrémisme religieux ». Il déplore toutefois l’existence d’attaques visant l’idée de culte chrétien au Maroc, émanant de « partis conservateurs ». « Cela contredit la position du Maroc en tant que pays émergent sur la scène internationale », estime-t-il, soulignant que le roi Mohammed VI, commandeur des croyants, possède « des qualités de coexistence religieuse qu’il préserve dans notre pays ».