Armement : la nouvelle arme « secrète » que les États-Unis livrent au Maroc
Le département de la Défense des États-Unis a officiellement notifié au Congrès un projet de cession de bombes guidées de précision GBU-39/B Small Diameter Bomb I (SDB-I) au profit du Maroc. Cette opération, portant sur des munitions destinées aux Forces royales air, vise à renforcer les capacités opérationnelles d’un allié majeur non membre de l’OTAN tout en consolidant l’interopérabilité avec l’armée de l’air américaine.
La notification, publiée au Federal Register en janvier 2026, précise que cette vente s’inscrit dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis en soutenant un partenaire considéré comme un acteur clé de la stabilité en Afrique du Nord. Le Royaume avait précédemment exprimé le souhait d’acquérir 500 unités de ces munitions de haute précision, complétées par des dispositifs d’entraînement inertes. Les autorités américaines estiment que l’intégration de ces équipements au sein des forces marocaines se fera sans difficulté technique majeure et n’altérera pas l’équilibre militaire fondamental dans la région.
À lire : Pourquoi le Maroc modernise massivement son armée : chars, missiles, drones et service militaire
Sur le plan technique, la GBU-39/B SDB-I est une munition conventionnelle air-sol d’environ 113 kilogrammes utilisant un système de navigation assisté par GPS. Sa conception compacte offre une flexibilité tactique accrue : un aéronef peut emporter quatre de ces bombes en remplacement d’une seule munition classique de 2 000 livres, multipliant ainsi le nombre de cibles potentielles lors d’une même sortie. Capable d’opérer de jour comme de nuit sous des conditions météorologiques dégradées, cette arme permet d’engager des objectifs fixes ou repositionnables depuis des distances de sécurité élevées.
À lire : Drones, Apache, missiles : le nouvel arsenal du Maroc
Le contrat désigne la société Boeing Corporation comme maître d’œuvre industriel. En matière de protection des données sensibles, le Pentagone a classé l’équipement au niveau « Secret », tout en jugeant que le Maroc dispose des protocoles de sécurité nécessaires pour garantir un niveau de protection équivalent à celui exigé par les standards américains. L’opération ne prévoit pas le déploiement de personnel supplémentaire au Maroc, ni de représentants gouvernementaux ni de contractants civils, assurant une autonomie complète dans la mise en œuvre de ces nouveaux vecteurs de précision.