Atlas Handshake : Tirs réels et chasse aux sous-marins, l’US Navy muscle son jeu au large d’Agadir
Le destroyer américain USS Paul Ignatius et la frégate marocaine Tarik Ben Ziyad ont mené des manœuvres conjointes dans l’Atlantique. L’exercice « Atlas Handshake », ponctué par des tirs réels, vise à renforcer l’interopérabilité des deux flottes face aux menaces de sécurité maritime.
L’exercice s’est déroulé du 2 au 4 décembre après une escale du navire américain à Agadir. Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke et la frégate marocaine ont effectué une série d’entraînements techniques destinés à tester leur capacité à opérer ensemble. Le programme comprenait des simulations de visite et de saisie de navires (VBSS), des exercices de lutte anti-sous-marine ainsi que des séances de tir réel sur un champ de manœuvre marocain.
À lire : Les militaires américains de retour au Maroc
Le commandant du navire américain, Joseph Phillips, a précisé l’objectif opérationnel de cette mission. Selon lui, ces entraînements s’avèrent essentiels pour améliorer la « létalité collective » et la préparation des forces face aux activités illicites. La coopération cible spécifiquement la pêche illégale, le trafic, la piraterie et les autres crimes maritimes qui pèsent sur la stabilité régionale.
À lire : Manœuvres militaires algériennes : réaction aux nouvelles zones industrielles marocaines ?
L’ambassadeur des États-Unis, Duke Buchan III, a qualifié ce partenariat militaire de solide et en croissance. Il a rappelé l’engagement commun envers la sécurité en Afrique et la protection de la circulation du commerce mondial. Le USS Paul Ignatius, déployé avec la 6ᵉ flotte, poursuit ainsi sa mission de renforcement des capacités opérationnelles des alliés en Europe et en Afrique.