Rafale : le Maroc a transmis une demande de financement à la France

- 00h00 - France - Ecrit par : L.A

La conclusion du contrat du projet de vente de 18 avions de chasse pour environ 2 milliards d’euros semble bien engagée.

Même si la signature d’un contrat peut encore demander plusieurs mois et que la prudence s’impose, la conclusion du projet de vente de 18 Rafale au Maroc pour environ 2 milliards d’euros est bien engagée. Rabah a présenté en effet une demande de financement des avions de combat de Dassault Aviation au moment des élections présidentielles, et les autorités politiques françaises sont sur le point d’y répondre, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux variantes ont été suggérées par les marocains, mais seule celle qui repose sur une solution de crédit dans des conditions de marché (et avec garantie Coface) a été retenue. BNP Paribas, Société Générale et Calyon ont été approchées pour étudier la faisabilité de l’opération. "Il y a une logique économique derrière", explique-t-on à Paris. Du coup, il est peu probable qu’une annonce intervienne lors du Bourget, qui ouvre ses portes le 18 juin prochain, comme l’a d’ailleurs laissé entendre Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation, lors du point de presse de présentation du salon aéronautique.

Cette demande de financement est intervenue alors que la piste d’un "mecénat" de la part d’un pays du Golfe - Arabie Saoudite ou Emirats Arabes Unis - tenait la corde était donnée comme la seule crédible. Mais cette hypothèse rencontrait un scepticisme croissant ces dernières semaines, parmi les industriels parti prenantes au dossier. Une partie des 360 millions d’euros du contrat de modernisation des Mirage F1 Marocains a d’ailleurs été assuré via une solution de crédit bancaire.

Dans le cas des Rafale, l’armement (les missiles Mica) ne figure pas dans les négociations en cours. Contrairement à ce qu’espère MBDA d’ailleurs, il n’est pas assuré que Rabah souhaite se doter d’une grande quantité de missiles, si sa volonté est avant tout de montrer une capacité de dissuasion vis à vis du voisin Algérien. Alger c’est certes doté d’un parc impressionnant de Mig 29 et de Sukhoï 30 avec de nombreuses munitions, et c’est ce qui a motivé la volonté des Marocains de moderniser sa chasse. Mais la probabilité d’un affrontement entre les deux pays reste faible, précise un bon connaisseur de cette zone. Contacté, Dassault n’a pas souhaiter apporter de commentaires.

Les Echos - Alain Ruello & Anne Drif

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