Badiss Bajjou : La France le réclamait, le Maroc va le juger

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Arrêté à Tanger en juin 2025, un Franco-Marocain soupçonné d’avoir orchestré des enlèvements contre des rançons en cryptomonnaies sera jugé par le royaume chérifien. Une décision liée au refus d’extrader ce binational.

Considéré comme l’un des fugitifs français les plus recherchés, Badiss Bajjou attend désormais son procès au Maroc. Ce jeune homme de 25 ans a été interpellé au début de l’été 2025, à la suite d’une dénonciation aux autorités marocaines. Rabat ayant rejeté son renvoi vers Paris à cause de sa double nationalité, la justice locale a pris le relais.

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Une ordonnance rendue en décembre dernier prévoit de le juger pour trois affaires datant de l’été 2023, indique Le Parisien. Lors de ses interrogatoires, le suspect a entièrement nié les faits.

Ces dossiers marocains comprennent une tentative de meurtre dans les Yvelines et deux séquestrations particulièrement violentes. Le suspect est accusé d’avoir piloté l’enlèvement du père d’un influenceur fortuné, réclamant une rançon de 1,7 million d’euros. Agissant comme négociateur depuis l’étranger, il aurait envoyé un message glaçant à la cible pour forcer le paiement : « Dans 5 minutes, un doits (sic) qui saute (…) Répond tt de suite (…) Tic tac… ». Quelques semaines plus tôt, à Élancourt, la mère d’un autre investisseur avait subi un calvaire similaire, s’achevant par un versement de 30 000 dollars.

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Au-delà de ces actes fondateurs, son ombre plane sur un autre dossier retentissant survenu début 2025 dans le Cher. Le cofondateur de l’entreprise Ledger avait alors été amputé d’un doigt lors d’un rapt commandité depuis une prison française par un complice présumé de Bajjou. Ce dernier désignait d’ailleurs un ami caché au Maroc comme son bras droit. Ces séquestrations numériques connaissent une forte augmentation sur le territoire national, avec plus de quarante affaires recensées par les enquêteurs entre la mi-2023 et fin 2025.

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    Condamné à sept ans de prison pour avoir commandité un enlèvement, le rappeur franco-marocain Maes devra patienter. Cour d'appel de Tanger vient de reporter son procès au 14 mai 2026 afin de convoquer la défense.

  • Pourquoi le Maroc ne peut pas extrader Badiss Mohamed Bajjou

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