Bonne nouvelle pour les (petites) retraites au Maroc
Depuis le 1er janvier 2026, les pensions de retraite de base bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu au Maroc. Cette mesure fiscale clarifie également les obligations déclaratives pour les retraités disposant de revenus complémentaires.
La Loi de finances 2025 a instauré l’exonération intégrale des pensions de retraite et des rentes viagères issues des régimes de base à compter du 1er janvier 2026. Cette réforme intervient alors que la population marocaine de plus de 60 ans représente désormais 13,8 % du total, soit plus de 5 millions de personnes. Toutefois, la portée de cette mesure reste ciblée : plus de 80 % des seniors marocains ne disposent d’aucune pension, tandis que parmi les bénéficiaires actuels, une large majorité percevait déjà des montants inférieurs au seuil d’imposition relevé à 40 000 DH par an, rappelle Challenge.
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Ce coupe de pouce fiscal ne s’étend pas à tous les revenus de vieillesse. Les pensions versées par des régimes complémentaires, tels que la CIMR, le RCAR complémentaire ou CMR-ATTAKMILI, ainsi que les retraites de source étrangère, demeurent soumises à l’impôt sur le revenu (IR) selon le droit commun. De plus, l’année 2025 a servi de période de transition avec une exonération limitée à 50 %, impliquant que les déclarations à souscrire avant fin février 2026 pour les revenus de l’année précédente ne bénéficient pas encore de la gratuité totale.
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Sur le plan administratif, les contribuables percevant uniquement des pensions de base exonérées sont désormais dispensés de la déclaration annuelle globale. En revanche, l’obligation déclarative subsiste pour les retraités disposant d’autres revenus imposables, comme des revenus fonciers. Dans ce cas précis, la pension de base doit être mentionnée dans la déclaration mais n’est pas intégrée dans le calcul de la base imposable, une modalité qui, selon l’analyse fiscale, écarte le principe fondamental de progressivité de l’IR.