Bruxelles veut des drones dans le ciel et le Maroc davantage impliqué en amont

- 06h00 - Monde - Ecrit par : Sébastien A.

Bruxelles ajoute 130 millions d’euros au financement des drones et systèmes anti-drones pour renforcer ses frontières. L’Union européenne veut également accélérer les retours des étrangers sans droit au séjour et développer sa coopération avec plusieurs pays, dont le Maroc.

Le financement supplémentaire a été annoncé lors de la réunion des ministres européens de l’Intérieur à Luxembourg, le 1er octobre. Il renforce une enveloppe de 250 millions d’euros consacrée aux technologies de surveillance et de protection, rapporte Euronews. Les équipements doivent servir aux frontières terrestres et maritimes, mais aussi à la sécurité des infrastructures critiques.

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L’argent financera l’achat de drones, des dispositifs capables de contrer des appareils hostiles et leur intégration aux réseaux nationaux de surveillance. Le programme peut couvrir jusqu’à 90 % du coût des projets. Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, explique cette rallonge par le nombre et la qualité des propositions reçues des États membres.

Cette annonce intervient après les passages massifs de l’été à Sebta. La Commission veut améliorer la détection des mouvements migratoires et permettre une intervention plus rapide aux frontières. Son plan prévoit de renforcer Frontex, avec des personnels et des équipements mobilisables immédiatement en cas de crise.

Le Maroc parmi les partenaires sollicités

Bruxelles cherche parallèlement à agir avant que les migrants n’atteignent le territoire européen. Le Maroc figure parmi les pays cités par Magnus Brunner pour approfondir la coopération, aux côtés notamment de l’Égypte, de la Libye, du Pakistan et du Bangladesh.

Les échanges recherchés portent sur les routes migratoires, l’alerte précoce et les retours. Sur ce dernier point, Rabat avait déjà promis sa pleine collaboration à l’Espagne pour reprendre les personnes restées à Sebta sans droit à une protection internationale.

Les outils numériques occupent également une place importante dans le dispositif européen. La Commission propose d’élargir le mandat de Frontex à la surveillance des réseaux sociaux afin de repérer plus tôt les appels au départ et les mouvements susceptibles de provoquer des arrivées massives.

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Le volet des retours a, lui, franchi une étape législative : le Conseil de l’Union européenne a donné son accord définitif, le 1er octobre, à un règlement permettant notamment la création de centres de retour dans des pays tiers. Leur ouverture nécessitera un accord avec le pays d’accueil ; les mineurs non accompagnés sont exclus de ces arrangements.

Le règlement entrera en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel de l’UE. Les dispositions concernant les centres de retour seront alors applicables immédiatement, tandis que celles nécessitant des préparatifs entreront en application un an plus tard.