Après des semaines de crise à Ceuta, le Maroc fait une promesse à l’Espagne
Le Maroc promet sa « pleine collaboration » pour organiser le retour des migrants restés à Ceuta depuis les passages massifs de fin juillet. Nasser Bourita a renouvelé cet engagement à José Manuel Albares lors d’une rencontre à New York.
Les chefs de la diplomatie marocaine et espagnole se sont rencontrés jeudi 24 septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Leur entretien a notamment porté sur les milliers de migrants entrés à Ceuta le 30 juillet et qui se trouvent toujours dans la ville.
Les retours concernent les personnes en situation irrégulière qui ne peuvent pas bénéficier d’une protection internationale. Selon des sources du ministère espagnol des Affaires étrangères citées par Europa Press, Nasser Bourita a assuré que le Maroc collaborerait pour qu’elles puissent repartir « le plus rapidement possible ».
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Cette position avait déjà été formulée officiellement par Rabat le 10 septembre. Le ministère marocain des Affaires étrangères s’était alors demandé pourquoi les personnes entrées illégalement les 30 et 31 juillet n’avaient pas encore été renvoyées, malgré l’engagement du Maroc à les réadmettre.
Rabat avait également critiqué le maintien en Espagne de mineurs non accompagnés séparés de leurs familles. La nouvelle déclaration de Bourita confirme donc que le Maroc accepte le principe des retours, sous réserve que les personnes concernées ne disposent d’aucun droit à l’asile ou à une autre forme de protection.
Albares remet la souveraineté sur la table
La rencontre ne s’est pas limitée à la gestion migratoire. José Manuel Albares a rappelé que l’Espagne voulait préserver une bonne relation avec le Maroc, mais qu’elle devait reposer sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des principes établis par la déclaration conjointe de 2022.
Cette mise au point intervient après plusieurs déclarations de ministres marocains revendiquant Ceuta et Melilla. Madrid avait vivement réagi, tandis que Bourita avait assuré que ces prises de position ne reflétaient pas la ligne officielle du gouvernement marocain.
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Albares avait déjà posé publiquement cette limite quelques jours avant son entretien avec Bourita. « L’Espagne ne parle ni avec le Maroc ni avec personne de son intégrité territoriale, qui comprend bien sûr Ceuta et Melilla », avait déclaré le ministre espagnol.