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Les cafés à chicha pullulent à Tanger

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12 juin 2019 - 19h00 - Société

Seulement 3 en 2009, le nombre de cafés à chicha à Tanger est passé à 200 en 2019. Ceci au nez et à la barbe des autorités PJD en charge de la gestion de cette importante ville du nord.

200 cafés proposant du narguilé opèrent désormais à Tanger. Un record en dix années, comparativement à toutes les autres villes du royaume. Ce qui offusque le 360 qui s’étonne du développement incroyable de ce qui est pourtant considéré comme un véritable danger pour la jeunesse. "Cela ne concerne pas le tourisme, ou l’investissement des entreprises étrangères, ni même les exploits du club local, l’Ittihad de Tanger", fait constater le média.

Pour sa part, le quotidien arabophone Al Akhbar, dans son édition de ce mercredi 12 juin se fait plus précis et incisif quand il écrit que "le nombre de cafés à chicha a quasiment doublé depuis que le Parti de la justice et du développement (PJD) est à la tête de la commune de Tanger. Alors qu’ils n’étaient que 3 en 2009, ils sont passés à 100 durant l’ère du Parti authenticité et modernité (PAM), avant d’atteindre les 200 en 2019”.

Le média casablancais ne s’embarrasse pas de qualificatifs inutiles, pour dénoncer la manière dont la commune délivre les autorisations d’ouverture de ces cafés, pointant du doigt notamment les autorités de la commune de Tanger, présidée par le PJDiste Mohamed Oufkir, et l’arrondissement de Mghogha, dirigé par son compagnon Mohamed Bouzidane.

A en croire Al Akhbar, “Les propriétaires desdits cafés à narguilés demandent des autorisations d’exploitation commerciale pour des restaurants ou des crémeries. La commune, chargée de délivrer les autorisations, doit d’abord envoyer un comité d’inspection composé de plusieurs services (pompiers, hygiène…), avant d’accorder son autorisation". Malheureusement, "la commune de Tanger ne respecte pas cette procédure", dénonce le quotidien.

Le comble, c’est que, malgré les nombreuses récriminations qui émanent chaque jour des citoyens de la ville, se plaignant de ces lieux taxés de véritables nids de perversion, les autorités PJDistes ne semblent pas encore prendre la mesure du danger.

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