Casablanca : scandale foncier à Aïn Sebaâ

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Une affaire foncière secoue actuellement la commune de Casablanca. En cause, un vaste terrain appartenant à la municipalité et destiné à un espace vert public à Aïn Sebaâ, dont la propriété a été curieusement transférée au profit d’une société immobilière. Une enquête judiciaire pourrait être ouverte.

La découverte de deux attestations différentes de propriété de la parcelle concernée a déclenché une crise au sein de la commune, relaie Assabah. Tout est parti d’un message anonyme diffusé sur WhatsApp lors d’une réunion de la commission de l’urbanisme, accusant le deuxième adjoint au maire d’avoir opéré cette modification du titre de propriété de la parcelle. L’apparition de ce message a provoqué le départ de l’élu de la séance et déclenché une série de démissions au sein de l’administration communale. Youssef Lahssinia, président de l’arrondissement d’Aïn Sebaâ, se dit prêt à remettre sa démission et à saisir la justice.

À lire : Une affaire de spoliation foncière secoue la région de Casablanca

Mais au-delà de la crise politique qu’engendre cette découverte inédite, c’est la gestion foncière de la ville qui est mise en cause. La présence de deux attestations de propriété contradictoires de ce terrain de 13 000 m² soulève des interrogations quant au fonctionnement des services de conservation foncière et à la transparence des procédures. Le terrain litigieux, appartenant officiellement à la commune et destiné à un espace vert à Aïn Sebaâ depuis plus de deux décennies, se trouve également être la propriété d’une société immobilière. S’agit-il d’une erreur administrative ou d’un transfert illégal de propriété ? 

  • Casablanca : un terrain public classé "espace vert" volé par une société privée

    Une parcelle communale, initialement classée comme espace vert, s'est retrouvée enregistrée au nom d'une société privée sans qu'aucune décision officielle ne soit prise. Ce transfert de propriété “suspect”, découvert dans la zone de Aïn Sebaâ, a provoqué une tempête politique lors de la session extraordinaire du conseil communal de Casablanca ce mardi, les élus dénonçant un « scandale immobilier » et exigeant des comptes.

  • Maroc : les clients d'un promoteur immobilier pris au piège

    L'affaire risque de faire grand bruit à Casablanca. Un influent promoteur immobilier de Bouskoura est accusé de pressurer ses clients pour obtenir des paiements en espèces, alors même que son projet est lourdement hypothéqué et juridiquement invendable. Révélations sur une course contre la montre aux allures de fuite en avant.

  • Scandale foncier à Fès : enquête ouverte contre des élus

    Plusieurs élus et hauts responsables de Fès sont soupçonnés d'avoir usé de faux certificats pour s'approprier un terrain destiné à un projet agricole. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire.

  • Al Omrane accusé d'avoir « avalé » 700 m² : un citoyen traîne l'État en justice

    C'est le pot de terre contre le pot de fer. Un habitant de la région de Tanger a décidé de porter plainte contre la société Al Omrane devant le tribunal administratif. Il accuse le bras armé de l'État en matière d'habitat d'avoir amputé son terrain de près de 700 m² pour construire une route, sans aucune procédure légale ni indemnisation.

  • Tanger : Le parquet classe l'affaire du « terrain du juif » et écarte la piste criminelle

    Fin de la polémique à Gueznaia. Le parquet près la Cour d'appel de Tanger a officiellement classé sans suite le dossier médiatisé sous le nom du « terrain du juif », rejetant les lourdes accusations portées par les héritiers d'un ressortissant étranger contre des élus et un promoteur immobilier. Après enquête, la justice a conclu à l'absence d'infraction pénale, renvoyant les parties vers les juridictions civiles pour régler ce litige foncier.

  • Une ville française fait condamner Tanger

    Le tribunal administratif de Tanger vient de condamner la commune à indemniser une municipalité française. Celle-ci l'avait accusée d'avoir exploité illégalement un bien de plus de 7 000 m² qu'elle détient en copropriété, en le transformant en cimetière public dans la zone de Tanger-Balia, relevant de l'arrondissement de Mghogha.

  • Maroc : une vaste fraude immobilière dénoncée à Salé

    Victimes d'une vaste fraude immobilière impliquant un promoteur et un notaire, des familles résidant à Salé ont déposé une plainte auprès du procureur du roi.

  • Casablanca : plus de 400 familles victimes d'une escroquerie immobilière géante

    Grosse arnaque immobilière à Casablanca. Un promoteur immobilier a réussi à escroquer plus de 400 familles dans le cadre d'un projet résidentiel baptisé « Casablanca Parc » dans la zone de Sidi Maârouf.

  • Le milliardaire marocain Othman Benjelloun vend un domaine à prix d'or au Québec

    Au Québec, un immense domaine appartenant à l'homme le plus riche du Maroc, Othman Benjelloun, patron de Bank of Africa (BOA), a été vendu à prix d'or.

  • La Coupe du monde 2030 menacée par un scandale foncier à Casablanca ?

    Les services de la conservation foncière de l'arrondissement d'Aïn Chock, dans la région de Casablanca, enregistrent des centaines de plaintes concernant la propriété de terrains devant accueillir des infrastructures prévues dans le cadre de l'organisation de la Coupe du monde 2030.