Casablanca : scandale foncier à Aïn Sebaâ
Une affaire foncière secoue actuellement la commune de Casablanca. En cause, un vaste terrain appartenant à la municipalité et destiné à un espace vert public à Aïn Sebaâ, dont la propriété a été curieusement transférée au profit d’une société immobilière. Une enquête judiciaire pourrait être ouverte.
La découverte de deux attestations différentes de propriété de la parcelle concernée a déclenché une crise au sein de la commune, relaie Assabah. Tout est parti d’un message anonyme diffusé sur WhatsApp lors d’une réunion de la commission de l’urbanisme, accusant le deuxième adjoint au maire d’avoir opéré cette modification du titre de propriété de la parcelle. L’apparition de ce message a provoqué le départ de l’élu de la séance et déclenché une série de démissions au sein de l’administration communale. Youssef Lahssinia, président de l’arrondissement d’Aïn Sebaâ, se dit prêt à remettre sa démission et à saisir la justice.
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Mais au-delà de la crise politique qu’engendre cette découverte inédite, c’est la gestion foncière de la ville qui est mise en cause. La présence de deux attestations de propriété contradictoires de ce terrain de 13 000 m² soulève des interrogations quant au fonctionnement des services de conservation foncière et à la transparence des procédures. Le terrain litigieux, appartenant officiellement à la commune et destiné à un espace vert à Aïn Sebaâ depuis plus de deux décennies, se trouve également être la propriété d’une société immobilière. S’agit-il d’une erreur administrative ou d’un transfert illégal de propriété ?