Code du transport : Deux longs mois de tractations

- 08h56 - Maroc - Ecrit par : L.A

Décidément, le gouvernement tient, plus que de tout, à éviter toute rupture de dialogue ou reprise de grève avec les transporteurs. Il faut dire que le ministère de tutelle a eu des sueurs froides, lors des derniers débrayages qui ont paralysé un pan de l’économie et révélé au grand jour le lobby de la profession.

La leçon est bien retenue et c’est à force de déclarations et de communiqués de presse que le département de Ghellab fait part de l’état d’avancement des consultations avec les transporteurs. Les rounds se poursuivent à une allure marathon. Dernier en date, le 4 juin au siège de la Wilaya du Grand Casablanca avec les membres du Comité national de coordination pour le transport. L’heure était au bilan des négociations entreprises du 5 avril au 31 mai. Promesse du gouvernement de satisfaire plusieurs revendications. D’abord, celles concernant les amendements directs du projet de loi 52-05. Réduction des amendes, annulation de la disposition du retrait du permis et enfin la restructuration du secteur pour permettre aux acteurs du transport d’être représentés dans les chambres professionnelles.

Tout porte à croire que le gouvernement entend en finir avec ce brûlot avant les prochaines élections. En tout cas c’est l’équipe de Jettou presque au complet, qui est mobilisée. Primature, Intérieur, Justice, Santé, Habitat, Finances, Economie sociale, Emploi et enfin Sûreté nationale. Jamais projet de loi n’a fédéré autant de synergies. Le manque de coordination entre les différents intervenants gouvernementaux, c’est justement ce que reprochaient les professionnels, avec à leur tête la Fédération du Transport. Serait-ce déjà le cas ? La présence de représentants de ministères comme la Santé, l’Habitat, l’Economie sociale et autres, augure, comme nous l’indiquions dans nos précédentes éditions, d’accommodements plus sociaux que liés à la sûreté des routes (cf.www.leconomiste.com) : des mesures visant à améliorer les conditions de vie des chauffeurs. Aide sociale, couverture médicale, retraite, crédit et autres subventions. Ghellab, en confectionnant son projet de loi était peut-être, loin de penser ouvrir une boîte de Pandore.

L’Economiste - Amine Boushaba

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