Conduire au Maroc : cette habitude qui rend fous les automobilistes étrangers
15 kilomètres seulement séparent l’Espagne du Maroc, mais sur la route, c’est un autre monde. Un conducteur espagnol a partagé son étonnement face à une pratique très répandue sur les routes du Royaume qui a le don d’agacer les touristes : l’usage quasi-systématique des pleins phares.
Pour un Européen habitué aux routes éclairées et au respect strict du code de la route concernant l’éblouissement, conduire la nuit au Maroc peut virer au cauchemar. La raison ? La majorité des automobilistes roulent avec les feux de route (pleins phares) allumés en permanence, même lorsqu’ils croisent d’autres véhicules. Une habitude qui peut sembler agressive ou dangereuse pour celui qui arrive en face.
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Pourtant, cette pratique ne relève pas de l’incivilité, mais de la nécessité. Comme l’explique ce conducteur, l’éclairage public est souvent défaillant, voire inexistant sur de nombreuses routes nationales et secondaires. « Sans pleins phares, on ne voit rien », résume-t-il.
Le danger est réel : piétons sur le bas-côté, charrettes non éclairées et surtout animaux en liberté (chiens, bétail) qui traversent la chaussée à l’improviste. Dans ce contexte, voir loin est une question de survie.
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Si en Europe, oublier d’enlever ses pleins phares peut valoir une amende, au Maroc, c’est une norme tacite. Les autorités font preuve d’une grande tolérance, conscientes que la visibilité précaire oblige les conducteurs à maximiser leur éclairage pour éviter les accidents. Une spécificité locale avec laquelle les touristes doivent composer : au Maroc, l’appel de phares n’est pas une insulte, c’est un réflexe de sécurité.