Les chiens errants envahissent les autoroutes marocaines
La diffusion de photos montrant des chiens errants sur l’autoroute à proximité de Berrechid a provoqué une vague d’inquiétude parmi les usagers de la route. Ces images, prises mardi soir près de l’entrée sud et de la station de péage, révèlent une faille de sécurité sur un réseau payant censé garantir une protection optimale aux automobilistes.
La présence de ces animaux, divaguant librement dans une zone à forte circulation, constitue un danger immédiat. Les conducteurs alertent sur le risque accru d’accidents mortels, d’autant plus que les abords des gares de péage sont des zones de ralentissement et de concentration de véhicules. Pour les usagers, cette situation est jugée inacceptable au regard des tarifs de péage acquittés, qui devraient théoriquement financer une infrastructure hermétique aux intrusions extérieures. Des témoins ont qualifié la scène de présage d’une possible catastrophe.
La responsabilité de la société autoroutière déjà engagée par la justice
Ce problème de sécurité n’est pas nouveau et a déjà fait l’objet de plusieurs décisions de justice défavorables pour le gestionnaire du réseau. À plusieurs reprises, les tribunaux marocains ont tenu la Société nationale des autoroutes du Maroc pour responsable des dommages causés par des collisions avec des animaux.
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Le tribunal administratif de Tanger a par exemple condamné l’entreprise à verser plus de 154 000 dirhams à un automobiliste ayant percuté un chien errant. Des jugements similaires ont été rendus à Rabat et Casablanca, avec des indemnisations allant de 32 000 à 60 000 dirhams pour des accidents impliquant des chiens ou des ânes. La justice considère dans ces cas que la société a fait preuve de négligence dans l’entretien des clôtures et barrières de protection, rappelant ainsi son obligation légale de sécuriser les voies.