Le président de la commune de Lagfaf et le directeur des services communaux seraient impliqués dans un scandale de transfert de logements de fonction, qui a révélé l’existence d’un réseau de corruption au sein des services de l’État civil, lit-on sur le journal Assabah.
Dans une lettre adressée au gouverneur de la province de Khouribga, le coordinateur du Centre des droits de l’Homme a révélé quelques cas de violation des règles par ces agents indélicats. Il évoque d’abord le cas d’une fonctionnaire de la commune à qui le directeur des services communaux aurait promis de vendre le-pas-de porte d’un bien communal en sa qualité de responsable du service de légalisation de signature et d’approbation des obligations et des contrats. La victime a finalement porté plainte contre le directeur concerné et le président de la commune.
Un autre cas concerne des fonctionnaires qui octroient illégalement des certificats de célibat à des hommes déjà mariés afin de leur permettre de prendre une deuxième épouse, sans l’autorisation légalement exigée de la première. Le Centre évoque également le cas d’une citoyenne marocaine vivant en Italie, dont l’extrait d’acte de naissance a été falsifié moyennant 5 000 dirhams.
Pour commettre leurs forfaits, les mis en cause ont fait usage d’un tampon frauduleusement soustrait à l’officier de l’état civil. Ce dernier, après avoir été entendu par la BNPJ, a été acquitté par la justice.
La section locale du Centre national des droits de l’Homme a demandé que le ministère de l’Intérieur diligente une Commission d’enquête pour se pencher sur ces manquements qu’il qualifie de « gravissimes ».