Dette intérieure : Le Maroc revient aux normes

- 11h52 - Maroc - Ecrit par : L.A

Comment se présente la structure de l’endettement au Maroc ? Après la hausse exceptionnelle de l’année dernière, la part de la dette intérieure par rapport au PIB revient aux niveaux « normaux » du début de cette décennie. Quant à la dette extérieure, elle renoue avec la hausse après plusieurs années de baisse. Et pour cause, les fonds mobilisés pour financer les réformes et les chantiers d’infrastructures.

Le stock de la dette intérieure, à fin 2006, représente près de 80% de la dette publique, soit 266 milliards de DH, contre 20% pour la dette extérieure. Durant ces dernières années, le Trésor prône la diversification de ses créanciers intérieurs. Une politique qui se traduit par la baisse de la part des banques au profit des investisseurs institutionnels. Ainsi, les compagnies d’assurances sont devenues le premier créancier du Trésor avec 30% de la dette intérieure. La part des OPCVM est en constante évolution puisqu’elle se situe à près de 25%.

En termes de structure par maturité, la part de la dette à moyen et long termes s’élève à 84%. La baisse de la part de la dette à court terme signifie une réduction du risque de refinancement pour le Trésor. En conséquence de quoi, la durée de vie de la dette intérieure ressort à 6 ans et 9 mois contre 4 ans et 5 mois en 2000. Quant au poids des intérêts de la dette intérieure par rapport aux recettes ordinaires du Trésor, il est passé de 13,8% en 2000 à 12,9% en 2005 malgré l’augmentation de l’encours de cette dette. « Tous ces éléments concordent pour confirmer le caractère soutenable du niveau de l’endettement intérieur », conclut Benyoussef Saboni, adjoint du directeur du Trésor chargé du pôle macroéconomie et dette intérieure.

Après plusieurs années de baisse, la dette extérieure renoue avec la hausse en 2007. Les charges de cette ressource s’élèvent à 9,4 milliards de DH, en hausse de 2,8%. Cette progression est imputable à deux facteurs. D’une part, l’effort fourni ces dernières années pour réduire, voire éliminer les flux nets négatifs des emprunts extérieurs. Ainsi, les tirages mobilisés sont passés de 3,4 milliards de DH en 2004 à 7,5 milliards en 2005 et 6,3 milliards en 2006. De l’autre, le renchérissement des taux d’intérêt sur le marché financier international. Le Libor (London Interbank Offered Rate) sur le dollar et l’Euribor (Euro Interbank Offered Rate) à six mois retenus pour 2007 étant respectivement de 6 et 4% contre 4,6 et 2,6% en moyenne en 2006 et 2,7 et 2,2% en 2005.

Les lignes de crédit mobilisées durant les deux années 2005 et 2006, se sont élevées à 13,8 milliards de DH. Ces fonds ont servi à l’appui aux programmes de réformes à hauteur de 9,7 milliards de DH et au financement des projets d’investissement du budget pour le reliquat. Ces tirages ont été mobilisés principalement auprès des institutions internationales notamment la Banque africaine de développement (46%) et la Banque mondiale (28%). A côté de ces emprunts extérieurs, des ressources importantes ont été mobilisées sous forme de dons, essentiellement auprès de l’Union européenne. Ils ont atteint près de 4,5 milliards de DH dont 2,6 milliards pour l’appui aux programmes de réformes et 1,9 milliard pour le financement des projets budgétaires.

L’Economiste - N. Sq.

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