Dix millions de touristes par an : le pari marocain pour 2010

- 18h29 - Maroc - Ecrit par :

Maître d’oeuvre depuis la première édition tenue à Marrakech, le ministre du Tourisme du royaume chérifien, Adil Douiri, en présence de l’ensemble des conseillers du roi, Mouhamed VI, des membres du gouvernement conduit par le Premier ministre, a convié 2500 personnes de tous horizons dans la ville de Casablanca.

Opérateurs privés marocains et internationaux, patrons de banques et investisseurs étrangers, le " poumon économique, financier et industriel du royaume " a été le lieu d’une grande rencontre destinée, chaque année, à faire entrer davantage le royaume de plain-pied dans la sphère du développement durable avec le tourisme comme moteur. La Vision 2010, ainsi qu’est appelé ce programme, est destinée, grâce à un contrat-programme et un accord-cadre signés entre l’Etat et les privés, à octroyer aux privés nationaux et internationaux des facilités pour l’acquisition de terres à aménager et la mise à la disposition des structures nationales de promotion du tourisme d’un fonds dénommé " Fonds Hassan II ". Ambitieuse, la Vision 2010 s’articule aussi autour de la libéralisation du ciel marocain pour la survenue de la concurrence.

C’est dans une salle comble, occupée par 2500 participants venus de tous les coins de la planète, que le conseiller du roi Mouhamed VI, Mouhamed Kabbaj, a lu la lettre royale, ouvrant les travaux des quatrièmes assises du tourisme qui se tenaient le 12 février dernier dans la ville de Casablanca.

Dès l’entame, le souverain chérifien a qualifié le secteur touristique comme " un secteur prioritaire dans la stratégie globale de développement durable engagée par le Maroc ". Continuant, le roi estime que " la coordination est la concertation entre toutes les parties concernées, représentants du secteur public et opérateurs du secteur privé, pour évaluer les progrès réalisés dans ce domaine, projeter les actions à entreprendre et cibler les objectifs à atteindre ". Pour le roi, les résultats enregistrés par le secteur touristique de son pays, " malgré une conjoncture mondiale défavorable, notamment dans la région méditerranéenne ", indiquent que le Maroc a néanmoins continué à progresser de façon satisfaisante en améliorant, d’année en année, le rythme de création de nouvelles capacités d’hébergement. Et la lettre royale de donner les chiffres : " de 3800 lits, créés en 2001, il est réalisé quelque 8.500 lits en 2003 ". Cependant, la lettre royale reconnaît que ce résultat est en " deçà de ce qui était attendu ". C’est dans ce sens que le roi en appelle à une évaluation à mi-parcours de la stratégie " qui est étalée sur une décennie ". La vision 2010 a commencé en 2001 avec les premières assises de Marrakech, en janvier de cette année-là.

Le plan Azur, versant pratique de la vision 2010, compte réaliser la construction de six méga-complexes touristiques de type balnéaire afin de renverser la vapeur. Le tourisme marocain demeure tributaire du " culturel ", au moment où les touristes européens, à 80 %, veulent du balnéaire. Ce plan concerne les stations côtières de Saïdia, Mogador, Lixus et Haouzia. La réalisation de ces stations entraînera une augmentation substantielle de la capacité d’accueil du royaume en matière de tourisme.

A côté du balnéaire, les recommandations royales préconisent la création de nouveaux produits touristiques centrés sur le traditionnel. L’extension et l’aménagement de " sites et circuits en y créant des structures d’accueil adaptées à un tourisme spécifique " sont aussi incluses dans la démarche préconisée. Tout ce formidable travail ne peut se faire que par la " fidélisation et l’élargissement des marchés émetteurs traditionnels et une action combative pour la conquête de nouveaux marchés prometteurs ". Dans cette optique, le roi a rappelé que l’Etat marocain s’est engagé dans l’aménagement de sites touristiques à travers " le fonds Hassan II ". Il a également contribué par l’assouplissement " des mécanismes de garantie pour promouvoir et faciliter les conditions de financement des activités touristiques " sans compter la politique prospective qui a consisté à intéresser les " promoteurs internationaux ".

Pour ce qui est du transport aérien, le roi exige " la réforme de la carte du ciel ". Une réforme qui vient d’être achevée. La réforme de la carte du ciel permet une libéralisation du secteur des transports aériens, " une réduction du coût du transport, une plus grande fluidité et une desserte appropriée et directe entre les marchés émetteurs et les zones touristiques ". Le souci du roi est de voir le transport aérien cesser d’être un handicap dissuasif et devenir un facteur persuasif de la politique de promotion touristique. Pour le roi, " la Royal Air Maroc doit adapter ses structures, pour qu’à côté de son service habituel, elle puisse soutenir la concurrence en s’inscrivant dans le nouveau mode de transport low cost et charters ".

Le Soleil ( Dakar )

  • L'intérêt des opérateurs étrangers pour le Maroc va croissant

    Le programme des travaux des quatrièmes Assises nationales du tourisme a été écourté et, au lieu de deux jours annoncés initialement, les organisateurs ont préféré concentrer l'ensemble des manifestations en une journée.

  • Tourisme : 6.5 millions en 2006 ?

    Le Maroc s'attend à enregistrer un flux de 6,5 millions de touristes en 2006, a indiqué le ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Economie sociale, M. Adil Douiri.

  • Le Maroc fait du tourisme un véritable projet de société

    Pour atteindre l'objectif fixé pour 2010, qui vise à créer 600 000 emplois dans le pays – dont près des trois quarts de la population de 31 millions d'habitants ont moins de 30 ans –, le Maroc envisage de plus que doubler sa capacité hôtelière en créant 80 000 chambres, notamment 60 000 sur le bord de la mer, les autres chambres d'hôtels et appartements devant se situer dans les villes impériales et en secteur rural.

  • Journée d'information sur la destination Maroc à Amsterdam

    Une journée d'information sur la destination Maroc a été organisée, mardi dernier à Amsterdam, par la représentation de l'Office national marocain du tourisme au Benelux et la délégation régionale de Royal Air Maroc aux Pays-Bas.

  • Marché touristique américain : la part du Maroc reste stable

    La part du Maroc du marché touristique américain reste faible comme en atteste le nombre de visiteurs qui ne dépasse guère 100.000 par an actuellement, a affirmé Adil Douiri, ministre du Tourisme.

  • La libéralisation du transport aérien doit tripler nos capacités touristiques

    Le ciel marocain entre vols réguliers et Charters Compagnies “ charter ” qui exploitent des lignes vers le Maroc, possibilités offertes à celles-ci de transporter des passagers à partir du Royaume vers des destinations hors du territoire, second opérateur des services au sol qui s'installe, la Ram qui s'apprête à créer sa filiale low cost et qui a perdu son monopole sur le choix des créneaux horaires, un dispositif qui permet aux investisseurs d'opérer sans limite dans l'aérien…La vision 2010 semble donner des ailes à la réforme du secteur des transports. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et du Transport, répond sans détour aux questions que l'on se pose.

  • Tourisme : Coup d'accélérateur à la Vision 2010

    A mi-parcours, le bilan de la Vision 2010 s'avère d'autant plus satisfaisant que l'heure est à l'accélération de son rythme de réalisation. C'est en tous les cas ce qui ressort de la réunion tenue mardi à Rabat du Comité stratégique du tourisme chargé du pilotage de ce programme dédié au secteur touristique.

  • Le Maroc maintient l'objectif des 10 millions de touristes en 2010

    Le Maroc maintient ses ambitions touristiques avec l'objectif d'accueillir dix millions de visiteurs par an à l'horizon 2010, ont indiqué jeudi à Ouarzazate (sud) les responsables du secteur.

  • Tourisme : 2004 démarre sous de bonnes augures et 2003, une année bonne

    Les résultats 2003 n'ont pas été catastrophiques pour le tourisme nationale. Ce constat relevé par A. Douiri, ministre de Tourisme trouve appui dans la résistance du secteur face aux attentats terroristes mais également dans le bon déroulement de la stratégie 2010. 2004 serait une bonne année avec une hausse de près de 40%, entre janvier et février de la même année, pour certaines destinations.

  • Le Maroc passe à la vitesse supérieure dans le tourisme

    Le Maroc a décidé d'accélérer son plan de développement du tourisme, Vision 2010, après une année touristique record, a-t-on appris à l'occasion de la Convention annuelle du tourisme.