Avec 200 dirhams par jour, il obtient le droit à un second mariage

4 novembre 2020 - 20h00 - Maroc - Ecrit par : K.B

Un vendeur de poissons à Casablanca a été autorisé, la semaine dernière, à vivre avec ses deux femmes sous le même toit. Le juge d’instruction près le tribunal de première instance a ordonné le retour au foyer conjugal de sa première épouse.

Cette fois, la Moudawana a été du côté de cet homme polygame, abandonné par sa première femme qui a refusé de cohabiter avec la seconde épouse. Les arguments avancés ont plaidé en sa faveur lors du verdict.

Revendiquant le droit à la polygamie, le vendeur de poissons, qui est cogérant d’une société, a déclaré être en mesure de subvenir aux besoins des deux familles, grâce à un revenu quotidien compris entre 200 et 400 dirhams.

Bien que la situation ne soit pas confortable pour la première épouse, la requête du mari a été acceptée par le juge. La décision du tribunal aurait été rendue dans l’intérêt des enfants, conformément aux lois et dispositions en vigueur.

Le code de la famille au Maroc n’interdit pas la polygamie, mais la soumet à des conditions strictes. Selon l’article 42, "lorsqu’il n’existe pas de condition par laquelle l’époux s’engage à renoncer à la polygamie, l’homme qui désire prendre une autre épouse présente au tribunal une demande d’autorisation à cet effet. La demande doit indiquer les motifs objectifs exceptionnels justifiant la polygamie et doit être assortie d’une déclaration sur la situation matérielle du demandeur".

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Casablanca - Moudawana (Code de la famille) - Polygamie

Aller plus loin

La France va expulser les étrangers polygames

Interdire la pratique du certificat de virginité, souvent réclamé avant un mariage religieux, c’est l’option du gouvernement français, décidé du coup à faire payer cher, toute...

Maroc : victime d’un mariage par la Fatiha, une femme raconte sa mésaventure

Leila, 24 ans, se dit victime d’un mariage par la Fatiha, après avoir été en couple avec Mohamed Tahari, avocat et membre du PJD. Elle se bat pour que l’enfant issu de ce...

Maroc : le registre national des mariés bientôt disponible

Dans quelques jours, le ministère de la Justice marocain va procéder au lancement du registre national des mariés dans le but de mettre fin aux infractions constatées dans le...

Salé : une étudiante abandonnée par un khaliji après un faux mariage

Avec la complicité d’un auxiliaire d’autorité actuellement déféré devant le procureur du roi près du tribunal de première instance de Salé pour escroquerie, un Saoudien a épousé...

Ces articles devraient vous intéresser :

Le roi Mohammed VI ordonne de réformer le Code de la famille

Le roi Mohammed VI fait de la promotion des questions de la femme et de la famille sa priorité. Dans ce sens, il a adressé une correspondance au chef du gouvernement Aziz Akhannouch relative à la révision du Code de la famille.

Maroc : plus de droits pour les mères divorcées ?

Au Maroc, la mère divorcée, qui obtient généralement la garde de l’enfant, n’en a pas la tutelle qui revient de droit au père. Les défenseurs des droits des femmes appellent à une réforme du Code de la famille pour corriger ce qu’ils qualifient...

« Tu mourras dans la douleur » : des féministes marocaines menacées de mort

Au Maroc, plusieurs féministes, dont des journalistes et des artistes, font l’objet d’intimidations et de menaces de mort sur les réseaux sociaux, après avoir appelé à plus d’égalité entre l’homme et la femme dans le cadre de la réforme du Code de la...

Maroc : utilisation frauduleuse de l’autorisation de polygamie

Le premier président de la Cour de cassation et président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mohamed Abdennabaoui, a mis en garde les présidents des tribunaux contre l’utilisation frauduleuse de l’autorisation de polygamie.

Maroc : les femmes divorcées réclament des droits

Au Maroc, les appels à la réforme du Code de la famille (Moudawana) continuent. Une association milite pour que la tutelle légale des enfants, qui actuellement revient de droit au père, soit également accordée aux femmes en cas de divorce.

Code de la famille : les féministes marocaines face à l’opposition de Benkirane

Le secrétaire général du Parti justice et développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a vivement critiqué le mouvement féministe qui milite pour l’égalité des sexes dans le cadre de la réforme du Code de la famille, estimant que son combat vise à...

Réforme du Code de la famille au Maroc : vers une égalité parfaite hommes femmes ?

Le roi Mohammed VI a adressé mardi 26 septembre une Lettre royale au Chef du gouvernement, annonçant une révision approfondie du Code de la famille (Moudawana), près de 20 ans après celle opérée en 2004.

Vers une révolution des droits des femmes au Maroc ?

Le gouvernement marocain s’apprête à modifier le Code de la famille ou Moudawana pour promouvoir une égalité entre l’homme et la femme et davantage garantir les droits des femmes et des enfants.

Le droit des femmes à l’héritage, une question encore taboue au Maroc

Le droit à l’égalité dans l’héritage reste une équation à résoudre dans le cadre de la réforme du Code de la famille au Maroc. Les modernistes et les conservateurs s’opposent sur la reconnaissance de ce droit aux femmes.

Réforme du Code de la famille au Maroc : Abdelilah Benkirane menace

Le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, relance le débat sur la réforme de la Moudawana et du Code pénal, en promettant des actions fortes si le ministre de la Justice y introduit des amendements qui portent atteinte à la cellule familiale.