Emigration clandestine : Rabat et Bruxelles prônent la fermeté

- 07h57 - Belgique - Ecrit par :

La question de l’émigration clandestine revient sur le devant de la scène politique et diplomatique à l’occasion de la tenue, demain, de la 4e session du comité d’Association Maroc-UE. Cette réunion intervient dans le contexte de l’ancrage croissant du Maroc à l’UE, impulsé par la politique européenne de voisinage, qui constitue un instrument de coopération renforcée dans le cadre du partenariat global euroméditerranéen.

La réunion de Rabat devra trouver un terrain d’entente sur la question de la réadmission des migrants illégaux. Un avant-goût sur cette question et sur ce que devrait être la réunion annuelle des hauts responsables des différents départements marocains et européens en charge de la gestion de l’accord, a déjà été donné par la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nouzha Chekrouni, laquelle a affirmé, mardi, devant les membres de la Chambre des conseillers que le problème des migrations clandestines participe d’une responsabilité partagée entre le Maroc et l’Union européenne. D’autant plus que la répression et le durcissement relatif à la fermeture des frontières n’ont pas permis de lutter contre ce phénomène. Cette politique fait seulement le jeu des réseaux de passeurs, un tel trafic rapportant plus de 200 millions de DH par an, aux mafias des "harraga" (ceux qui brûlent leurs papiers, avant d’embarquer, pourvu qu’ils brûlent les étapes de la réussite sociale). Autrement dit, ni les détecteurs infrarouges, ou les gardes-frontière, ni les barrières, n’arrivent à empêcher l’immigration clandestine. Depuis quelques années, on voit prospérer un marché de services, tendant à faciliter l’immigration illégale, notamment par la fourniture de documents falsifiés et de moyens de transport, l’hébergement en transit ou l’obtention d’un emploi.

Extraits - Le Matin - El Mahjoub Rouane

  • Maroc - Espagne : des patrouilles communes contre l'émigration clandestine

    La 5e réunion, aujourd'hui à Madrid, du groupe de travail permanent maroco-espagnol sur l'immigration intervient dans le contexte de l'ancrage croissant du Maroc à l'UE, impulsé par la politique européenne de voisinage. Celle-ci constitue un instrument de coopération renforcée dans le cadre du partenariat global euro-méditerranéen.

  • Réunion du comité Maroc - UE le 3 juin

    La réunion du Comité d'association, qui se tient pour la quatrième fois dans le Royaume, intervient dans le contexte de l'ancrage croissant du Maroc à l'UE, impulsé par la Politique européenne de Voisinage, qui constitue un instrument de coopération renforcée dans le cadre du partenariat global euroméditerranéen.

  • Nouzha Chekrouni à Bruxelles

    Nouzha Chekrouni, ministre déléguée chargée de la communauté marocaine résidant à l'étranger, a eu, mardi à Bruxelles, des entretiens avec le Commissaire européen aux affaires sociales et l'emploi, Vladimir Spidla, et la présidente de la délégation Maghreb au Parlement européen, Louisa Fernanda Rudi Ubeda.

  • Rencontre entre Mme Cherouni et le ministre belge de la coopération

    La ministre déléguée chargée des Marocains Résidant à l'Etranger (MRE), Mme Nouzha Chekrouni, s'est entretenue, mardi à Rabat, avec le ministre belge de la coopération au développement, M. Armand de Decker du renforcement des relations bilatérales et de la situation des MRE établis en Belgique.

  • Immigration clandestine : Des centres d'accueil au Maroc

    Espagnols et Marocains ne cessent de se réunir pour lutter contre le phénomène de l'immigration clandestine. La dernière rencontre date du 18 juillet et a réuni à Madrid la Secrétaire d'Etat espagnole chargée de l'immigration, Mme Consuelo Rumi, et le Wali directeur général des Affaires intérieures au ministère de l'Intérieur, M. Mohieddine Amzazi.

  • Emigration clandestine : Sahel expose son plan à Bruxelles

    Depuis la création par SM le Roi de la Direction de la migration et de la surveillance des frontières et de l'Observatoire de l'émigration clandestine, la détermination du Maroc pour lutter contre ce phénomène n'est plus à démontrer. Le périple du ministre de l'Intérieur qui l'a conduit à Bruxelles puis à Madrid a donné aux partenaires européens une idée plus précise sur le dispositif que le Maroc a mis en place pour lutter contre l'émigration clandestine.

  • Une délégation de parlementaires marocains à Bruxelles

    Une délégation de députés de la Chambre des représentants a effectué cette semaine une visite à Bruxelles, dans le cadre d'un séminaire d'information consacré aux relations entre l'Union européenne et le Maroc.

  • Le Maroc a démantelé 60% des réseaux d`immigration clandestine

    Le ministre marocain de lIntérieur Al Mostafa Sahel a indiqué que 60% des réseaux démigration clandestine ont été démantelés dans le pays entre 2003 et 2004 et que 26.000 tentatives pour joindre illégalement le sud de l`Europe ont été mises en échec.

  • 'Le Maroc ne sera jamais européen !'

    A la veille de la tenue de la 4éme session du Comité d'association maroco-européen, un débat réunissant des experts des relations internationales a battu en brèche l'évolution du partenariat entre le Maroc et l'UE.

  • Le Maroc plaide pour une « solution durable » à l'émigration clandestine

    Devant la Commission des droits de l'Homme à Genève Le Maroc a plaidé, mardi à Genève devant la Commission des droits de l'Homme, en faveur d'un " partenariat responsable et volontariste" en vue de trouver une "solution durable" au problème de l'émigration clandestine, rappelant les efforts considérables déployés par le Royaume pour lutter contre cette forme de migration.