Émigration : intégration et vote politique

- 08h17 - Maroc - Ecrit par : L.A

Comment les Etats pourraient entretenir des relations pérennes avec leur diaspora ? Ceci résume les différents thèmes qui ont été abordés lors de la conférence internationale des Conseils et institutions de l’émigration tenue à Rabat les 3 et 4 mars. Cette manifestation scientifique, première du genre sur le plan international, a été initiée par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME).

Seize délégations officielles et d’autres chercheurs internationaux ont pris part aux travaux de cette conférence. Au menu figuraient trois thèmes prioritaires pour la majorité des responsables de l’immigration dans les différents pays du monde. Il s’agit de la participation politique des émigrés dans le processus démocratique dans leur pays d’origine. Et les organes consultatifs ainsi que les politiques d’émigration. Mais le débat entre les participants a été focalisé particulièrement sur le premier sujet. Cela se justifie par l’importance qu’occupe, ces derniers temps, la question du droit de vote à l’extérieur. Le Maroc avec plus de 3,4 millions d’émigrés est pour sa part interpellé sur ce dossier.

Sur ce volet, le CCME a réalisé une étude, qui est en cours de finalisation, sur une comparaison des expériences adoptées dans près de 77 pays à travers le monde. Ce travail, à l’instar de l’initiative de la conférence de Rabat, permet de s’inspirer des bonnes pratiques des autres pays, selon le président du CCME. Il faut aussi signaler que ce dernier est engagé dans un processus de discussions et de consultations avec les partis politiques sur cette question.

Le même travail sera mené auprès des différents acteurs représentants les Marocains résidents à l’étranger (MRE) dans tous les coins du monde avec l’objectif d’essayer de les impliquer tous dans ces concertations. Tout ce travail va permettre au Conseil de bien cerner et définir les besoins des MRE sur les différents plans : économiques, culturels, politiques, spirituels… Cela aidera le CCME à préparer des avis sur les initiatives à engager, notamment sur une éventuelle participation des MRE aux élections à partir de 2012.

Comparaison des expériences

Sur ce volet, on doit s’arrêter sur l’intervention du chercheur Jean-Michel Lafleur de l’Université de Liège qui a tenu d’emblée à préciser qu’il n’existe pas un module ou une formule unique prédominante en ce qui concerne la participation des émigrés dans la vie politique de leur pays d’origine.

Par la suite, le conférencier a essayé d’expliquer pourquoi le droit de vote des émigrés est devenu une actualité dans les débats politiques dans plusieurs pays. Deux raisons principales ont été avancées par Lafleur. La première est la dépendance des pays d’origine des transferts financiers de leurs communautés à l’étranger dans un contexte marqué par la translation des échanges et des pratiques migratoires.

A cela s’ajoutent les progrès technologiques en matière de communication et de transport qui permettent aux émigrés de garder le contact avec leur pays d’origine. Sans oublier de signaler également l’évolution ces dernières années du débat sur la citoyenneté dans les pays concernés par cette problématique.

Source : L’Economiste - Nour Eddine El Aissi

  • Droit de vote des MRE : la quête des solutions

    Concilier le souci d'accorder le droit de vote aux émigrés et certaines contraintes liées notamment au statut des binationaux, à l'effectivité de la participation à la vie politique dans le pays d'origine, a été l'idée maîtresse des débats animés mardi à Rabat dans le cadre de la Première conférence internationale des conseils et institutions nationales de l'émigration.

  • Le CCME au SIEL pour promouvoir les cultures des MRE

    Le Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger (CCME) participe actuellement au Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) de Casablanca afin de promouvoir les cultures des Marocains résidents à l'étranger (MRE).

  • Comment protéger les droits des migrants

    Le rideau est tombé sur le Forum mondial sur les migrations et la mondialisation, organisé à Fès cette semaine. Les participants sont tombés d'accord sur l'obligation d'élaborer une politique mondiale de la migration qui prenne en considération les droits de l'homme et le développement des pays d'origine des migrants.

  • MRE : Crise passagère ?

    Ce sont 53,65 milliards de dirhams qui ont été envoyés en 2008 par les Marocains Résidents à l'Etranger (MRE) contre 57 milliards de dirhams en 2007, soit une baisse de 2,4%. Ces transferts, recettes, principale source de devises pour le pays, représentent une part de 16% dans la balance des paiements du Maroc, juste après les biens et services, allant jusqu'à peser le double des investissements directs étrangers (IDE).

  • Marocains de l'étranger : 37% de propriétaires

    Selon une étude réalisée par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), 37% des Marocains résidant à l'étranger (MRE) sont propriétaires de leur logement dans le pays d'accueil.

  • Convoitises sur l'argent des émigrés

    Les transferts financiers des émigrés vers leurs pays d'origine représentent une manne en constante augmentation. Dans certains Etats africains, ils dépassent l'aide au développement et contribuent de manière décisive au revenu national. C'est pourquoi les institutions financières internationales voudraient faire de ces versements la solution-miracle à la misère du continent noir. Mais leur discours n'est pas sans arrière-pensées. En outre, la crise financière pourrait modifier cette nouvelle vision stratégique.

  • Bilan : A quoi sert El Yazami ?

    Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger souffle sa première bougie. Pour les acteurs associatifs de la diaspora, déçus, l'heure n'est pas à la fête. Bilan.

  • Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger s'organise

    Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) met en place ses instances. Prochaine étape : préparation des avis pour les soumettre à Sa Majesté le Roi.

  • Le Marocains de l'étranger restent très attachés au Maroc

    Un sondage, commandé par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) sur les Marocains résidant à l'étranger (MRE), démontre que les Marocains restent très attachés à leur pays malgré un désir d'intégration dans le pays d'accueil.

  • Les jeunes marocains veulent créer leur propre parlement

    En lançant le "parlement de la jeunesse", les jeunes Marocains espèrent améliorer la tolérance et renforcer l'intérêt dans la politique. Les partisans de cette initiative affirment que pour que ce projet soit efficace, il devra bénéficier de réels pouvoirs.