Energies renouvelables : 25 milliards de DH à mobiliser

- 11h44 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc veut amplement tirer profit de ses atouts, en combinant l’exploitation de ses gisements à sa position géographique entre deux grands marchés consommateurs de l’énergie électrique : l’Espagne et l’Algérie. « Notre stratégie vise à consolider l’ONE (Office national de l’électricité) en tant qu’organisme régional leader », souligne Tayeb Amergoud, directeur Environnement et Renouvelable à l’Office.

Et, le secteur des énergies renouvelables offre une opportunité de premier plan pour renforcer l’intégration régionale. Selon Amergoud qui a participé au Conseil mondial de l’énergie éolienne tenu le 24 septembre à Bruxelles, « le budget du plan de développement des énergies renouvelables est estimé à 25 milliards de DH. Budget à mobiliser sur cinq années ». La réalisation de ce programme se fera par le biais de partenariats avec le privé, est-il précisé. Avec à la clé des mécanismes de financement innovants.

En fait, il s’agit de la production à l’horizon 2012 de 1000 MW à partir de l’éolien et de 500 MW d’électricité à base du solaire dans le cadre du projet Chourouk. L’objectif étant de porter la part du renouvelable de 4% actuellement à 10% en 2012. Même si les 500 MW du solaire ne seront produits qu’en 2015. Mais parallèlement, le projet de technopole d’Oujda dont la convention a été signée le 4 juillet dernier, devant le Roi, devrait sonner le véritable décollage de l’industrie des énergies renouvelables.

L’ONE, qui est très impliqué dans la technopole, « a introduit la condition d’intégrer 35% de la valeur ajoutée locale dans les projets de production de l’énergie solaire. C’est donc un bon point de départ. D’autant plus que le potentiel est considérable. Il s’élève à 6000 MW, rien que sur les sites étudiés. Alors qu’il est de 25.000 MW sur l’ensemble du territoire selon une bonne répartition à même d’assurer l’alimentation des régions non connectées au réseau. Le solaire recèle aussi un gisement confortable. Le Maroc dispose d’un ensoleillement de 3000 heures/an. Ce potentiel, jugé d’importance particulière, se trouve dans les régions mal desservies en réseau et capacités de production électriques. Et, le coût s’avère de 9% inférieur au prix de référence.

Pourquoi ne pas augmenter davantage la part du renouvelable dans le bouquet énergétique ? « Le coût encore relativement cher de la technologie », fait remarquer Amergoud. Sans perdre de vue le phénomène d’intermittence qui caractérise les sources. Le vent tout comme le soleil n’affichent pas une présence permanente. Autrement dit, développer des capacités plus importantes revient à installer en parallèle des procédés et des moyens de stockage.

Source : L’Economiste - A. G.

  • Les Portugais investissent dans les énergies renouvelables

    Le secrétaire d'Etat portugais aux Affaires étrangères, Joao Gomes Cravinho, a annoncé que des entreprises portugaises vont, dans les mois à venir, investir dans le secteur des énergies renouvelables au Maroc.

  • Energie : 90 milliards de dirhams d'investissements prévus

    Le secteur énergétique marocain connaitra un investissement de plus de 90 milliards de dirhams pour la période 2008-2015 a annoncé la ministre de l'Energie, Amina Benkhadra.

  • Energie Solaire : les Japonais arrivent

    Le Maroc et le Japon ont signé un accord de coopération dans le domaine des énergies renouvelables, en vertu duquel le Japon participera au développement de la stratégie solaire du Royaume.

  • Energies renouvelables : demain le Maroc exportateur

    Ce n'est pas une utopie. D'ici moins d'une décennie, le Maroc devrait exporter des électrons verts. « En plus de l'importance des gisements dont il dispose, le Royaume a des atouts indéniables pour concrétiser cette option ». Le constat est dressé par Philippe Lorec, directeur général adjoint au ministère français de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

  • Le plan Energie dévoilé

    En elle-même, la démarche est classique. Un ministre a en principe toujours un plan. Et cette fois, il s'agit du plan d'action de la ministre de l'Energie et des Mines, qui plus est, intervient dans une conjoncture extrêmement sensible où le baril du pétrole a dépassé les 140 dollars. Amina Benkhadra devrait présenter aujourd'hui à Oujda au Souverain les détails de la stratégie de son département. Un plan d'action qui devrait décliner dans les moindres détails les enjeux et les perspectives de ce département hautement stratégique.

  • Electricité : 9 milliards de $ pour l'énergie solaire

    Un méga projet de production électrique d'origine solaire, nécessitant un investissement de 9 milliards de dollars, a été lancée ce lundi à Ouarzazate.

  • Energies renouvelables : Desertec au Maroc ?

    Le géant allemand des énergies renouvelables, Desertec, serait en train d'étudier la possibilité de créer un projet pilote de production d'électricité solaire pour l'Europe au Maroc.

  • Tanger : Un parc éolien de 100 millions d'euros

    Nareva, filiale de l'ONA, va construire un nouveau parc éolien pour un investissement de 100 millions d'euros entre Tanger et Tétouan courant 2009.

  • Objectif 10% d'énergies renouvelables en 2012

    Entrepreneurs et administrations publiques entendent se mobiliser pour augmenter jusqu'à 10% la part des énergies renouvelables au Maroc, où la facture pétrolière grève de plus en plus le budget de l'Etat.

  • Enérgies renouvelables : le Maroc dévoile ses cartes

    Quelques mois après avoir dévoilé sa stratégie de développement des énergies renouvelables, le Maroc promet de faire de l'énergie solaire l'un de ses piliers de son programme énergétique.