« Escobar du désert » : 20 personnes en détention au Maroc, dont des parlementaires
Le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca vient d’annoncer l’incarcération d’une vingtaine de personnes dans le cadre de la vaste enquête liée à l’affaire de l’Escobar du désert.
Parmi les détenus, on trouve des responsables politiques (parlementaires) et des responsables locaux. Une autre personne a été placée sous contrôle judiciaire. Cette opération fait partie d’une série d’enquêtes menées par la Brigade nationale de la Police judiciaire, visant à démanteler un réseau impliquant un Malien déjà condamné pour des faits similaires en 2019.
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Les investigations menées par la police ont révélé l’étendue des délits, allant de la possession et la distribution de drogues à la corruption et la falsification de documents, commercialisation des drogues à diverses formes de corruption et d’atteintes aux libertés individuelles. À l’issue de ces investigations approfondies, 25 personnes ont été déférées devant le parquet.
Le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a relevé qu’eu égard à la complexité de ces actes et à l’enchevêtrement de leurs ramifications, les enquêtes ont pris le temps nécessaire, dans le plein respect des dispositions légales y afférentes et sous la supervision directe de ce ministère public.
Après leur interrogatoire préliminaire, a précisé le communiqué, le juge d’instruction a décidé d’incarcérer vingt personnes d’entre elles et de placer une autre sous contrôle judiciaire, tandis que le ministère public a chargé la police judiciaire compétente de poursuivre les enquêtes à l’encontre des quatre autres personnes en vue d’élucider certains aspects des faits liés à cette affaire, soulignant qu’une fois terminées les enquêtes ordonnées, le ministère public œuvrera aussi à prendre les mesures nécessaires à leur encontre.