Une étude sur la définition du standing immobilier

- 23h47 - Maroc - Ecrit par : L.A

Qu’ils soient haut ou moyen standings, économique ou encore social, chaque segment aura ses propres paramètres. Une fois finalisée, cette étude permettra de mettre de l’ordre dans ce secteur longtemps plongé dans le désordre. Une étude lancée par le ministère de tutelle va permettre d’y mettre de l’ordre. « Celle-ci vise la structuration et la normalisation du processus de production de logements ainsi que la définition des types de logements et de standing d’habitat », souligne le ministère.

L’objectif est de disposer d’un référentiel normatif qui puisse orienter, rationaliser et réguler l’action des différents intervenants aussi bien publics que privés. Les résultats devront être connus dès février prochain et devront servir à l’élaboration des normes des différents types de logements au Maroc.

En fait, en l’absence de loi claire ou de définition précise de la notion de standing, la distinction entre les différents types de logements reste jusque-là floue. Résultat, les citoyens sont perdus au moment de l’acquisition de leur logement. Ils ne peuvent pas faire réellement la différenciation entre l’économique, le social, le standing ou encore le très haut standing.

Et pour cause, chaque promoteur qui construit un immeuble peut le présenter comme il le souhaite. Il suffit de faire un tour dans les quartiers de Casablanca et d’autres villes pour se rendre compte du degré de ce laisser-aller de la part des promoteurs immobiliers. A juste titre, l’expression « haut standing » est écrite sur toutes les pancartes affichés au-devant des nouveaux immeubles, en dehors de ceux dédiés aux logements sociaux, ce qui donne lieu à une anarchie totale en l’absence de toute réglementation, d’où l’importance de l’étude qui a été lancée.

Déjà, le Département de Hejira a entamé les discussions avec les opérateurs, membres de la coupole de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI).

L’objectif étant de définir ensemble une bonne classification afin de créer un climat de confiance. Notons à cet égard que la FNPI œuvre également pour mettre en place une charte déontologique qui vise également à professionnaliser le secteur et de lui permettre en conséquence de développer sa notoriété et de créer un climat de confiance. A signaler également que la détermination d’un standing sera influencée par plusieurs paramètres, notamment, le quartier, la conception (nombre de salles d’eau, dépendances, superficies…), le nombre de logements par unité, la qualité des matériaux (finition surtout), les équipements supplémentaires (climatisation, chauffage centrale, cuisines équipées…), la qualité des prestataires (architectes de renom, marques connues…), la superficie dans certains cas (moins de 100 m_ pour l’habitat social). Et ce, dans l’objectif de définir le prix en fonction de chaque segment et non selon l’appétit du promoteur, comme c’est le cas aujourd’hui.
A titre d’exemple : vous pouvez trouver du haut standing allant de 8.000 DH à Roches Noires jusqu’à 14.000 DH au niveau du quartier des Hôpitaux.

De nouvelles exigences

Le marché de l’immobilier est en perpétuelle mutation. Les promoteurs doivent également faire attention aux nouvelles exigences de confort surtout dans le très haut standing. Partant du fait qu’ils demandent un prix exorbitant pour le logement, ils doivent également fournir un service de qualité. En fait, au-delà des matériaux utilisés dans certains immeubles construits, tels que le marbre, la menuiserie ou bien les revêtements muraux, d’autres préoccupations du confort surgissent à ce niveau, notamment l’isolation phonique et thermique, les normes de classification.

C’est dire que la clientèle aisée aimerait bien savoir ce qu’il y a derrière les murs et les planchers. A noter que sur ce registre, les nouvelles normes qui seront élaborés suite aux résultats de l’étude permettront de préserver les intérêts des parties concernées (promoteurs et usagers) et de donner plus de transparence et de lisibilité à un secteur où la notion de « haut standing » reste très élastique…

Le Matin - Nadia Dref

  • A Casablanca les prix provoquent l'exode

    Passer la journée à Casablanca et dormir à Berrechid. C'est la parade, que H.B., cadre de banque, a trouvé pour résoudre le casse-tête de son logement. Désespérant de trouver un habitat « respectable » et à prix « raisonnable » à proximité de son lieu de travail, c'est-à-dire le centre-ville de la métropole, il s'est résigné à élire domicile à Berrechid. « Faire la navette chaque jour me coûte moins cher financièrement parlant mais en termes de temps, c'est la croix et la bannière », déplore le jeune cadre. Pour ce jeune père, la journée commence en effet très tôt : « A 6 heures du matin, je suis déjà sur la route », dit-il.

  • A Marrakech, encore 20% de plus au mètre carré en 2007 !

    Appartements, riads, villas et autres maisons s'y vendent toujours comme des petits pains. Au début des années 2000, le boom de l'immobilier et du tourisme qu'a connu la ville ocre a laissé sceptiques de nombreux professionnels quant à la pérennité de l'engouement des investissements. Huit années plus tard, les sommes investies en hôtels, appartements et complexes résidentiels continuent d'augmenter.

  • 30 à 35.000 DH le m², des appartements à prix fous

    La flambée des prix de l'immobilier au Maroc n'est plus un secret pour personne. Mais jusqu'où le mètre carré des appartements peut-il grimper ? Dans les grandes villes, certains promoteurs immobiliers vont jusqu'à demander 35.000 DH le m2 , pour des logements dit de « très haut standing ». Et à en croire les agents immobiliers, ces appartements s'envolent comme des petits pains !

  • Les professionnels de l'immobilier alertent sur le manque de moyen standing

    Le marché de l'immobilier semble se tasser. Depuis le temps que les investissements, et avec eux les prix aussi, vont crescendo, l'accès à la propriété est devenu une opération périlleuse à laquelle l'employé à moyen ou faible revenu, ne s'aventure plus qu'après moult réflexions. Notons que les connaisseurs en la matière, de même, deviennent moins aptes à acquérir un logement, puisqu'une personne avertie cherche non seulement la disponibilité mais aussi la qualité. Qualité qui se fait d'ailleurs assez difficile à trouver, ce qui intrigue aujourd'hui les Marocains.

  • Tanger en manque de terrains

    Tous les opérateurs immobiliers, nationaux ou étrangers, ont le regard tourné vers Tanger et sa région. Là, les opportunités d'affaires sont colossales. En 2006, ce sont pas moins de 23.000 autorisations de construire qui ont été délivrées, soit trois fois plus qu'en 2006, selon des chiffres publiés récemment par l'Association des promoteurs immobiliers de Tanger.

  • Marrakech : L'immobilier explose

    Pour organiser un salon de l'immobilier, il n'y a pas mieux que Marrakech. En ce domaine, le secteur explose littéralement, boosté par le tourisme. Ainsi, Sakane Expo est annoncé pour avril prochain. Organisé par TM Développement, en partenariat avec Couleurs Com et KMT Voyages, ce salon cible les institutionnels, promoteurs, professionnels du secteur et particuliers…

  • Le prix de l'immobilier s'enflamme

    Les programmes immobiliers fleurissent partout au Maroc : logement social, villa de rêve, appartement de standing... Du moins ; c'est ce qu'arborent fièrement certains dépliants, sur papier glacé, pour attirer les clients.

  • Logements sociaux : comment l'Etat entend combattre le noir

    C'est fait. Le projet de logement à 140 000 DH, alternative à l'habitat insalubre, est fin prêt. Annoncé en novembre dernier par le gouvernement, au moment de la présentation de la Loi de finances 2008, ce nouveau produit est destiné aux couches les plus pauvres de la population marocaine. Il sera officiellement et incessamment présenté en Conseil de gouvernement par Toufiq Hejira, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace, alors que sa présentation officielle à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et à la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI) s'est faite mardi 25 décembre après-midi.

  • Immobilier : les prix chutent de 30 à 40% à Tanger et Marrakech

    Durant ces trois derniers mois, l'évolution du marché de l'immobilier au Maroc varie d'un standing à un autre. Dans haut standing, segment le touché par la crise immobilière, les ventes se font de plus en plus rares, selon Youssef Ibn Mansour, président de la Fédération nationale des professionnels de l'immobilier (FNPI).

  • La bulle immobilière sur le point d'éclater ?

    S'essoufflera, s'essoufflera pas ? La situation du marché immobilier est loin d'être arrêtée, encore moins homogène dans tout le pays. Néanmoins, à l'observation de l'évolution de ce marché dans les différentes villes, une certaine typologie peut être dégagée. Il s'agit de deux catégories principales. La première catégorie est celle des villes où le marché immobilier présente des signaux de maturité, voire de stagnation. Ce groupe comprend les grandes villes comme Casablanca ou Marrakech.