Le prix de l’immobilier s’enflamme

- 01h09 - Maroc - Ecrit par : L.A

Les programmes immobiliers fleurissent partout au Maroc : logement social, villa de rêve, appartement de standing... Du moins ; c’est ce qu’arborent fièrement certains dépliants, sur papier glacé, pour attirer les clients.

Les crédits accordés à un taux compétitif, conjugués aux mesures incitatives mises en place par l’Etat, devraient, en principe, résoudre le problème de bon nombre de ménages marocains, à la recherche d’une propriété. Eh bien non ! Il n’en est rien.

Dans une ville comme Casablanca, par exemple, un ménage à revenu limité, se trouve toujours dans l’incapacité d’acquérir un logement à un prix convenable. En 2007, l’immobilier est devenu très cher, trop même. Et la problématique du noir, phénomène auquel il va falloir trouver une appellation moins raciste, sévit dans toutes les régions du Royaume pour tous les segments.

Le centre des grandes villes est désormais saturé en raison de la rareté du foncier. Et à la périphérie, les « smasria » (intermédiaires) font la loi. A cela s’ajoute la qualité du produit qui n’est pas toujours au rendez-vous. Au point qu’un acquéreur peut se retrouver avec une maison neuve, mais inhabitable comme en témoigne M’barka qui habite une résidence économique, située dans le quartier de bournazel.

« Depuis l’acquisition de notre logement, il y a à peine six mois, c’est toujours la même histoire : des fissures qui apparaissent, de l’eau qui s’infiltre à travers les murs et une pellicule noire qui apparaît dans toutes les pièces », martèle-t-elle. Elle n’est pas la seule à vivre cette situation. Donc, ceux qui n’ont pas de logements en cherchent désespérément et ceux qui en ont, ne sont pas satisfaits. Décidément Taoufik Hejjira n’est pas au bout de ses peines !

Le Reporter

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    Des prix qui touchent le plafond, des taux condamnés à augmenter, la spéculation qui s'intensifie : le logement devient de plus en plus inaccessible. L'éclatement de la bulle immobilière est-il pour bientôt ?

  • A Casablanca les prix provoquent l'exode

    Passer la journée à Casablanca et dormir à Berrechid. C'est la parade, que H.B., cadre de banque, a trouvé pour résoudre le casse-tête de son logement. Désespérant de trouver un habitat « respectable » et à prix « raisonnable » à proximité de son lieu de travail, c'est-à-dire le centre-ville de la métropole, il s'est résigné à élire domicile à Berrechid. « Faire la navette chaque jour me coûte moins cher financièrement parlant mais en termes de temps, c'est la croix et la bannière », déplore le jeune cadre. Pour ce jeune père, la journée commence en effet très tôt : « A 6 heures du matin, je suis déjà sur la route », dit-il.

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    Il fallait s'y attendre : la modification des incitations fiscales a eu un impact significatif sur le logement social. En effet, les conventions signées en 2006 dans le cadre de l'article 19 de la loi de Finances n°26-99 ont été au nombre de 11, contre 5 en 2007. En 2008, aucune convention de ce type n'a été signée.

  • Ce que sera le logement social à 140.000 dirhams

    Le fameux logement à 140.000 DH que le ministère de l'habitat et de l'urbanisme espère pouvoir lancer d'ici quelques semaines prend forme. Il s'agit bel et bien d'un appartement habitable « clés en main », et non pas d'un produit semi-fini. « On parle d'une habitabilité de confort normal avec un minimum de prestations », avance une source à l'Habitat. Car, soyons clairs, le logement « super économique » a un rival de taille : le bidonville. « Et 140.000 DH, c'est le prix de vente moyen d'une baraque à Casablanca », estime-t-on au ministère. Deux types d'appartements seront donc proposés. Le premier comptera deux pièces et un salon et le deuxième un double salon et une seule pièce fermée.

  • Une étude sur la définition du standing immobilier

    Qu'ils soient haut ou moyen standings, économique ou encore social, chaque segment aura ses propres paramètres. Une fois finalisée, cette étude permettra de mettre de l'ordre dans ce secteur longtemps plongé dans le désordre. Une étude lancée par le ministère de tutelle va permettre d'y mettre de l'ordre. « Celle-ci vise la structuration et la normalisation du processus de production de logements ainsi que la définition des types de logements et de standing d'habitat », souligne le ministère.

  • Immobilier : faut-il acheter maintenant ou attendre une éventuelle baisse des prix ?

    Faut-il acheter son logement tout de suite ou attendre une meilleure conjoncture ? Dans le contexte actuel du marché de l'immobilier, professionnels, qu'ils soient agents immobiliers, banquiers, notaires ou même promoteurs, faute de visibilité, restent très prudents. Certains pensent qu'il ne faut pas hésiter à acheter maintenant. « Le marché de l'immobilier n'est pas comme la Bourse. Les prix peuvent stagner pendant une longue période mais ne risquent pas de baisser », pense Samir Benmakhlouf, président de Century 21 Maroc.

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    Pour organiser un salon de l'immobilier, il n'y a pas mieux que Marrakech. En ce domaine, le secteur explose littéralement, boosté par le tourisme. Ainsi, Sakane Expo est annoncé pour avril prochain. Organisé par TM Développement, en partenariat avec Couleurs Com et KMT Voyages, ce salon cible les institutionnels, promoteurs, professionnels du secteur et particuliers…