Des exercices militaires qui peuvent transformer l’armée marocaine

- 15h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

L’armée marocaine et l’armée britannique s’entrainent depuis une semaine près de la ville de Marrakech, dans le cadre des manœuvres « Jebel Sahara 2025 ». Parallèlement, les Forces armées royales marocaines mènent des exercices militaires avec leurs homologues français dans le cadre de « Chergui 2025 ».

En ce qui concerne l’exercice « Jebel Sahara 2025 », plusieurs formations militaires marocaines dont des unités de la Gendarmerie royale, la première et la deuxième brigade d’infanterie parachutiste relevant des Forces armées royales, s’entrainent avec des unités des Forces armées britanniques, dont le régiment royal de Gibraltar. Participent aux manœuvres « Chergui 2025 » dans la région d’Errachidia des unités des Forces armées royales marocaines et de l’armée française, dont des éléments de la 5ᵉ brigade d’hélicoptères de combat, une section de la première brigade de chasseurs, une unité de la première brigade de tirailleurs, et une unité de commandement de la 4ᵉ brigade d’aviation de combat (4ᵉ BAC).

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« L’intensification des manœuvres militaires avec des pays développés et membres permanents du Conseil de sécurité, connus pour leur puissance militaire, a des répercussions positives sur l’armée royale marocaine », analyse l’expert en affaires militaires, Abderrahmane Mekkaoui. Dans une déclaration à Achkayen, il a expliqué que « chaque manœuvre militaire constitue pour les Forces armées royales une occasion de simuler certaines stratégies, techniques opérationnelles et armes sophistiquées, ce qui se traduit par des effets positifs et une valeur ajoutée dans le développement de l’armée marocaine, qu’il s’agisse des forces terrestres, aériennes, navales ou électroniques. »

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Pour l’expert militaire, le Maroc, en tant qu’« allié stratégique de l’OTAN et des grandes puissances membres du Conseil de sécurité, a accumulé des expériences en matière de stratégies et de techniques opérationnelles militaires, ce qui le rend recherché par de nombreux pays développés menant des tests sur les nouvelles armes produites par les complexes industriels militaires, que ce soit en Grande-Bretagne, en France ou aux États-Unis. Ces armes appartiennent à la cinquième et sixième génération, ce qui permet au Maroc d’avancer considérablement dans la modernisation de son arsenal militaire et de le placer au niveau des grandes armées, conformément à la vision du roi Mohammed VI, chef suprême des Forces armées. »

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Et de conclure : « La diversité des armes dans l’arsenal de l’armée marocaine l’amène parfois à effectuer des manœuvres dans des pays membres permanents du Conseil de sécurité, mais ne faisant pas partie de l’Alliance atlantique, tels que la Russie, la Chine, la Corée du Sud et le Brésil. C’est une valeur ajoutée qui renforce la transformation de l’armée royale en une force régionale dissuasive que l’on doit prendre très au sérieux. »