Plaidoyer des experts marocains à Google sur la monétisation

3 octobre 2021 - 14h00 - Economie - Ecrit par : S.A

Des experts marocains (ingénieurs, développeurs, marketteurs…) plaident pour la monétisation des applications Android au Maroc. Dans ce sens, Mehdi Sakout, Senior Android engineer, a adressé une lettre ouverte à Google.

« Alors que Google fait de gros efforts pour dynamiser la scène des startups en Afrique, quelques problèmes entravent encore les progrès et bloquent le développement de nombreuses activités locales, tels que l’e-commerce. Les startups, les entrepreneurs technologiques et les développeurs marocains se trouvent dans l’incapacité de monétiser leurs applications Android ou de proposer des achats intégrés dérivés au Maroc, alors qu’ils paient les mêmes frais d’inscription au Play Store (compte développeur) que les autres utilisateurs », fait remarquer Mehdi Sakout. Il a précisé que ce problème n’est pas nouveau, « comme cela a toujours été le cas depuis le lancement de Google Merchant, qui est le principal service de vente en ligne de produits d’e-commerce, tels que des vêtements, des articles numériques, des applications Android ou achats in-app… »

À lire : Plus de 90 % de Marocains utilisent Google

Ce senior Android engineer définit la monétisation comme étant l’un des moteurs des applications mobiles pour leur permettre de survivre, d’assurer la continuité et de se développer. Il a fait savoir que l’enregistrement limité de Google Merchant (profil de paiement) a contraint de nombreux développeurs à trouver des modèles commerciaux alternatifs, comme les publicités Admob, qui ne conviennent pas nécessairement à tous les types d’entreprise. En consultant la liste complète des pays autorisés, Mehdi Sakout dit avoir découvert que le Maroc est le seul pays de la région MENA sans accès à Google Merchant alors que les pays voisins, tels que l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte… ont un accès complet.

À lire : Google va aider les start-up marocaines

Il dit être entré en contact depuis 2015 avec de nombreux Googleurs dans la région MENA (par e-mail et en personne) pour transmettre la demande à la bonne équipe. Sans succès. « Ma lettre ouverte d’aujourd’hui est destinée à diffuser le message afin de débloquer la situation ; ou au moins avoir une justification appropriée de Google. Soutenons ce changement si nécessaire pour l’avenir de l’Afrique », a-t-ajouté.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Google Maroc - Internet

Aller plus loin

Google veut aider les médias et éditeurs basés au Moyen-Orient

Google a lancé la deuxième phase de son initiative « Google News initiative innovation challenge » au profit des médias, éditeurs et start-ups basés en Afrique, au Moyen-Orient...

Google va aider les start-up marocaines

Les start-up marocaines vont participer au programme d’accélérateur de Google étendu à la région du Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord.

Plus de 90 % de Marocains utilisent Google

Le moteur de recherche Google, lancé sur Internet le 27 septembre 1998, fête ce jour ses 23 ans. Au cours de l’année 2020, plus de 90 % de Marocains ont utilisé Google « comme...

Google met le Maroc à l’honneur

Tout comme les années antérieures, Google célèbre, mercredi 18 novembre, le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Maroc.

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Maroc s’oriente vers une administration sans papier avec une nouvelle plateforme numérique

Le ministère délégué chargé de la Transition numérique entend développer une plateforme dénommée « le compte numérique de l’usager » pour améliorer la qualité des services de l’administration aux usagers.

Maroc : La mort en spectacle sur TikTok

S’il y a une fâcheuse tendance qui se développe de plus en plus au Maroc, c’est bien la banalisation de la mort sur TikTok et d’autres réseaux sociaux par des influenceurs marocains.

Ramadan et réseaux sociaux : les photos d’iftar divisent

Pendant le mois sacré de Ramadan, de nombreux influenceurs marocains publient quotidiennement sur les réseaux sociaux des photos de tables garnies de mets et de boissons pour la rupture du jeûne (iftar). Un comportement perçu comme de la provocation...

Lenteur d’Internet au Maroc : les critiques d’un député

Le député Ahmed Abbadi du groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la Chambre des représentants a dénoncé le faible débit de la connexion Internet dans plusieurs villes et régions du Maroc, imputant la responsabilité de cette...

Les travaux du câble sous-marin « Medusa » traversant le Maroc, bientôt lancés

La construction de « Medusa », le câble sous-marin devant relier l’Afrique du Nord au sud de l’Europe en passant par le Maroc, va bientôt démarrer. Il vise à favoriser la connectivité dans la région.

AliExpress et Shein : la douane marocaine mène la vie dure aux acheteurs

Malgré la suppression de l’exonération des frais de douane sur les transactions d’une valeur inférieure à 1 250 DH, les Marocains n’ont pas arrêté de faire des achats en ligne à l’international, notamment sur les sites chinois (AliExpress et Shein)....

Le Maroc accélère son déploiement de la 5G

Le Maroc s’active pour disposer d’une connexion internet 5G avant 2030, année où il co-organisera la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

Le Maroc parmi les destinations les plus recherchées sur Google

Le Maroc figure dans le top 10 des destinations les plus recherchées sur Google. Le puissant et violent séisme du 8 septembre n’a vraiment pas produit un impact négatif sur le tourisme marocain.

Le patron de Google, Sundar Pichai, félicite le Maroc après sa qualification

Les messages de félicitations continuent après la qualification historique du Maroc en demi-finale du Mondial. Le PDG de Google, Sundar Pichai, a également salué cet exploit des Lions de l’Atlas.

Office des changes au Maroc : du nouveau pour l’e-commerce

Les jeunes entreprises innovantes en nouvelles technologies ont désormais une dotation commerce électronique plafonnée à un million de dirhams par année civile, selon la version 2024 de l’Instruction générale des opérations de change (IGOC).