«  Free Fire » ou « Baleine bleue », un danger pour les enfants marocains

- 13h30 - Maroc - Ecrit par : G.A

L’augmentation inquiétante de la violence et du suicide de la part des Marocains, majoritairement très jeunes, à cause de leur addiction à certains jeux vidéo, notamment "Free Fire" ou encore la "Baleine bleue", fait réagir la société civile et les politiques.

Suicides, meurtre, les jeux vidéos sont devenus de véritables armes dans les mains de certains enfants et adolescents. Le décès, il y a quelques jours, d’une mère de famille qui a refusé de donner de l’argent à son fils de 15 ans pour qu’il continue à jouer à «  Free Fire  », vient en rappeler les dangers.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que face à l’absence de toute législation pour réglementer le secteur, les internautes ont lancé une campagne demandant au gouvernement de combler le vide juridique dans ce domaine. Ils seront soutenus dans leur élan par de nombreuses voix associatives et politiques, qui ont réclamé la fin de cette nouvelle addiction mortelle.

L’Association marocaine de protection des droits des consommateurs demande aux autorités compétentes de bloquer l’application du jeu en ligne dénommée « Baleine Bleue », parce qu’il consiste à mettre les jeunes au défi, en leur demandant de sauter du toit ou de se pendre. Il aurait causé le suicide de plusieurs enfants et adolescents, filles comme garçons.

L’addiction des enfants et des adolescents à ces jeux électroniques mortels s’est accentuée avec le confinement et l’avènement des cours à distance. En conséquence, les parents sont appelés à être vigilants et tenter d’empêcher la prolifération de ce type de jeu chez les enfants.

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    Une femme a été tuée accidentellement à Sefrou, suite à une bagarre qui s'est déclenchée à cause du jeu en ligne « Free Fire ». La victime a refusé de donner 5 dirhams à son fils pour lui permettre de recharger son téléphone pour jouer.

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    L'ONG « Sourire de Reda » a mené une enquête auprès des adolescents âgés de 13 à 15 ans sur les sujets auxquels ils pensent souvent. 14 % des adolescents sondés avouent avoir déjà pensé au suicide, surtout avec la crise sanitaire qui les a obligés à changer leurs habitudes.

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  • Maroc : les enfants peuvent avoir leur carte d'identité

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    Deux mères de famille et un jeune homme se sont suicidés à Nador, Berrechid et Taroudant. Une tentative de suicide d'une jeune fille a été par ailleurs avortée à Agadir grâce à l'intervention des citoyens.

  • Maroc : une mendiante tue l'un de ses enfants

    À Safi, une mendiante a tué par strangulation l'un de ses sept enfants âgé de 3 ans. Elle a tenté par la suite de mettre le feu à son domicile mais a été freinée dans son élan.

  • Maroc/Enfants de la rue : les grands oubliés en ces temps de pandémie

    Ils sont des milliers, ces enfants marocains, sans acte de naissance, sans livret de famille, sans carte d'identité. Ce phénomène qui prend de l'ampleur dans le royaume, laisse ces enfants dans l'invisibilité la plus absolue, les privant de tout accès aux services essentiels comme l'éducation ou la santé.