14 % des adolescents marocaines ont pensé au suicide durant le confinement

- 16h20 - Maroc - Ecrit par : G.A

L’ONG « Sourire de Reda » a mené une enquête auprès des adolescents âgés de 13 à 15 ans sur les sujets auxquels ils pensent souvent. 14 % des adolescents sondés avouent avoir déjà pensé au suicide, surtout avec la crise sanitaire qui les a obligés à changer leurs habitudes.

Les données publiées par « Sourire de Reda » sont alarmantes et interpellent les pouvoirs publics et la société civile, ainsi que les Marocains de façon globale. Selon le quotidien Assabah, en dehors des pensées suicidaires, le rapport révèle également que, durant le confinement, la hot-line « Stop au silence » mise en place pour aider les jeunes en difficulté a connu une hausse de 92 % du nombre d’appels reçus. La preuve, selon l’ONG qui fait de la lutte contre le suicide des jeunes son cheval de bataille, que la crise sanitaire a eu un impact sur le moral des jeunes, ainsi que sur leur mode de vie.

Selon « Sourire de Reda » les résultats de l’enquête ont permis de relever que de nombreux jeunes ne se sentaient pas à l’aise dans ce contexte d’urgence sanitaire, surtout que le confinement a eu pour conséquence de les éloigner de leurs amis et proches. Certains d’entre eux se sont également plaints d’être obligés de se confiner avec des personnes qui ne les traitent pas forcément bien. La crise du coronavirus, en dehors des dégâts causés sur le plan sanitaire et social, reste une véritable épreuve psychologique pour certains adolescents qui ont pensé que le suicide pourrait être la seule issue d’échapper à toute cette pression.

Le rapport souligne également que l’impact psychologique sur les jeunes de l’arrêt brutal des activités sportives et culturelles, particulièrement celles exercées en dehors du foyer familial a été grand. En plus de cela, bon nombre d’adolescents ont été victimes de cyber-harcèlement puisqu’ils sont plus devant leurs écrans. « Sourire de Reda », au regard de ces chiffres alarmants appellent à une étude approfondie de la question pour bien cerner les causes et prévenir les drames à l’avenir, précise le quotidien.

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