Les enfants marocains ont passé beaucoup de temps devant les écrans

16 janvier 2021 - 22h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Lors du confinement, 47 % des parents ont éprouvé d’énormes difficultés à circonscrire le temps passé par leurs enfants sur les écrans. C’est ce qui ressort du nouveau sondage d’Ipsos pour BIC, réalisé à fin octobre 2020, quelques mois après le confinement, auprès d’un échantillon représentatif de 200 parents marocains des enfants âgés de 7 à 17 ans.

Le sondage réalisé par l’entreprise indique les impacts de la crise sanitaire sur la vie des familles et les arbitrages que les parents ont dû faire à l’égard de leurs enfants et de leurs budgets. Ainsi, pendant le confinement, la limitation du temps passé sur les écrans par les enfants était le premier défi pour 47 % des parents. Ensuite, « l’équilibre à trouver entre toutes les responsabilités et les tâches quotidiennes représente également un important défi pour 41 % des parents sondés ».

Les autres difficultés étaient liées au temps à dégager pour aider les enfants dans leurs devoirs, ont révélé 36 % des sondés, pendant que 27 % des répondants éprouvaient la difficulté à garder les enfants occupés après l’achèvement des devoirs scolaires, au moment où la difficulté relevée pour l’utilisation des nouvelles technologies et des plates-formes digitales, est évoquée par 14 % des parents. En ce qui concerne les matières les plus difficiles à enseigner durant l’aide aux devoirs, les langues étrangères viennent en tête du classement pour 33 % de sondés, suivies des mathématiques pour 24 % des parents.

Par ailleurs, 70 % des parents ont déclaré que leurs enfants passaient plus de temps devant les écrans depuis le confinement, contre 6 % ayant affirmé que leurs enfants passaient plus de temps à jouer dehors. Pour 17 % des parents, leurs enfants lisent davantage, 31 % ont déclaré que leurs enfants dessinaient plus, tandis que dans 25 % des cas, ils colorient plus.

En dépit du temps passé devant les écrans, les enfants consacrent aussi du temps au dessin, à l’écriture ou au coloriage. « Nous espérons aussi que nos produits leur apportent des moments de joie et de détente pendant cette période difficile », indiquent les auteurs, soulignant que l’objectif du sondage est de mieux comprendre les besoins des familles marocaines et des enfants en ce qui concerne les fournitures scolaires et des outils créatifs, afin de mieux y répondre.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Famille - Etude - Loisirs - Coronavirus au Maroc (Covid-19)

Aller plus loin

Maroc : la consommation des ménages a du mal à repartir

Moteur de la croissance, la reprise de la consommation des ménages est hypothétique malgré un petit rebond à la fin du confinement. Les dépenses des ménages se sont établies à...

Maroc : voici la date de la rentrée scolaire

La date officielle de la rentrée scolaire 2020-2021 au Maroc est connue. Elle est prévue pour le 2 septembre prochain, après les vacances scolaires précipitées en raison de la...

Les Marocains déçus de l’école hybride

L’enseignement hybride mis en place depuis plusieurs mois en raison du contexte sanitaire, n’est pas à la hauteur des attentes des Marocains. Sa mise en œuvre qui oblige à la...

Le décrochage scolaire en légère baisse au Maroc

L’abandon scolaire est en baisse au Maroc. C’est du moins ce qu’indiquent les données communiquées par Saïd Amzazi, ministre en charge de l’Éducation nationale, de la formation...

Ces articles devraient vous intéresser :

Le Maroc met fin à l’état d’urgence sanitaire

Le gouvernement marocain a décidé de mettre fin à l’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis l’apparition des premiers cas de contamination au coronavirus.

Le mariage des mineures au Maroc : une exception devenue la règle

Depuis des années, le taux de prévalence des mariages des mineurs évolue en dents de scie au Maroc. En cause, l’article 20 du Code de la famille qui donne plein pouvoir au juge d’autoriser ce type de mariage « par décision motivée précisant l’intérêt...

Maroc : l’état d’urgence sanitaire prolongé encore d’un mois

Réuni en séance hebdomadaire ce jeudi 29 décembre 2022, le gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 31 janvier 2023, l’état d’urgence sanitaire.

Le Maroc prépare les aéroports de demain

Le Maroc prévoit de se doter d’un nouveau Schéma directeur aéroportuaire national à l’horizon 2045, le dernier élaboré en 2013 étant devenu obsolète.

Maroc : colère des gérants de salles de fêtes

Après l’impact de la pandémie de Covid-19 sur leurs activités, les propriétaires et gérants de salles de fêtes disent faire face aujourd’hui à une concurrence déloyale insupportable de certains individus proposant des salles informelles et des villas...

Ramadan et grossesse : jeûner ou pas, la question se pose

Faut-il jeûner pendant le Ramadan quand on est enceinte ? Cette question taraude l’esprit de nombreuses femmes enceintes à l’approche du mois sacré. Témoignages et éclairages pour mieux appréhender cette question à la fois religieuse et médicale.

Jamel Debbouze déclare sa flamme à Mélissa Theuriau

Jeudi dernier, la journaliste Mélissa Theuriau a fêté ses 46 ans. L’occasion pour son mari, l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze de lui faire une belle déclaration.

Chaque mois, Achraf Hakimi verse 100 000 euros à sa mère

Durant la coupe du monde Qatar 2022, les instants pleins d’amour entre l’international marocain Achraf Hakimi et sa mère ont ému les supporters et les internautes et témoignent de l’attachement de l’un envers l’autre. La star du PSG veille sur sa mère...

Au Maroc, 20% des entreprises de transport touristique mettent la clé sous le paillasson

Les entreprises de transport touristique n’ont pas pu se refaire une bonne santé financière après la crise sanitaire liée au Covid-19 qui a touché de plein fouet le secteur. Conséquence : près de 20 % d’entre elles se voient contraintes de mettre la...

Alerte sur les erreurs d’enregistrement des nouveaux-nés au Maroc

L’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH) a alerté le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, au sujet du non-enregistrement des nouveau-nés à leur lieu de naissance, l’invitant à trouver une solution définitive à ce problème.