La procédure de dissolution de Génération identitaire enclenchée
Le ministère de l’Intérieur a notifié, vendredi, à Génération identitaire sa dissolution prochaine. Gérald Darmanin avait mis à l’étude cette procédure à cause des opérations anti-migrants organisées dans les Alpes et les Pyrénées en janvier.
Sur Twitter, Gérald Darmanin a annoncé, samedi, avoir engagé la procédure de dissolution du groupe d’extrême droite Génération identitaire, une mesure réclamée de longue date par plusieurs associations et partis politiques. Désormais, le mouvement « a 10 jours pour répondre au contradictoire », a écrit le ministre. Selon Beauvau, si aucun élément nouveau n’est apporté, « la dissolution (de l’organisation) est très probable sous 15 jours ».
Le 26 janvier 2021, M. Darmanin avait promis de dissoudre Génération identitaire si « les éléments sont réunis ». Il s’était dit « scandalisé par le travail de sape de la République des militants de Génération identitaire », qui ont organisé une opération anti-migrants baptisée « Mission Pyrénées », pour traquer les « profils suspects » et « afro-maghrébins » à la frontière franco-espagnole. Plusieurs élus d’Occitanie avaient également demandé la dissolution de « ce groupuscule d’extrême droite violent et dangereux ».
Par la suite, une enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » a été ouverte, laquelle a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Saint-Gaudens. Elle est justifiée par « des propos tenus sur cette banderole très clairement anti-immigration et surtout la raison pour laquelle cette banderole a été déployée », avait expliqué Christophe Amunzateguy, procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Une plainte de SOS Racisme a également été déposée.