Hausse des prix des carburants en juin prochain

- 20h48 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le scénario de la hausse des prix de certains carburants se précise. Face à la flambée ininterrompue du cours du pétrole, le gouvernement se serait enfin décidé à faire jouer l’indexation. Mais pour certains produits seulement : le super et le gasoil 350. Selon nos informations, la décision pourrait intervenir courant du mois de juin, dans la foulée de l’annonce de la stratégie énergétique.

En revanche, les prix du gasoil et du butane ne seront pas touchés, pour des raisons sociales. Cette décision fait partie d’un ensemble de mesures destinées à atténuer la pression sur les finances publiques.

Celles-ci prévoient de réformer le dispositif de compensation mais aussi un plan d’austérité qui doit permettre de dégager entre 3 à 4 milliards de DH. Comme l’avait fait Jettou avec le gouvernement sortant, El Fassi devrait inviter ses troupes à serrer la ceinture. Tout ce travail de préparation devra être validé par le Premier ministre avant sa mise en œuvre vers la mi-juin pour être décliné sous forme de décret et de circulaire. Reste que les économies escomptées peuvent paraître modestes eu égard aux charges de compensation, notamment les 20 milliards de DH supplémentaires budgétisés pour cette année au titre de la subvention des produits pétroliers.

Cependant, la charge de la Caisse de compensation a encore augmenté. Selon les dernières estimations du ministère de l’Economie et des Finances, celle-ci aura besoin de 40 milliards de DH pour terminer l’année. Cette charge ne sera pas totalement payée cette année. L’Administration a toujours fonctionné avec des arriérés qui seront de 2 mois à payer sur l’année suivante. A cela s’ajoute une facture de 16 milliards de DH au titre du dialogue social.

« Nouvelle ingénierie de la dépense »

Comment financera-t-il tous ces engagements. Au gouvernement, on reste serein. D’abord la facture du dialogue social sera financée en partie par des moins-values fiscales, notamment la baisse de l’IR. « Et même avec cet effort financier, la manne des recettes fiscales restera importante », fait valoir une source auprès du gouvernement. Preuve en est : pour la première fois, les recettes de l’IS ont dépassé celles de l’IR pour progresser à fin mars de 20%. Ensuite, le gouvernement table sur un taux de croissance de 6% pour 2008. « Cette conjonction d’événements exclut tout problème de paiement et d’aggravation du déficit. De toutes les manières, il n’est pas question de toucher au budget d’investissement public.

Une chose est sûre : l’idée d’une loi de Finances rectificative est exclue ni même celle d’un collectif budgétaire qui présente l’avantage d’aller plus rapidement. Le Premier ministre ne veut pas en entendre parler. « Il y a assez de souplesse budgétaire pour boucler les engagements sans recourir à ces lourdeurs », souligne un ministre.

Côté conjoncture, la situation est difficile, il faut le reconnaître. Le Maroc reste l’un des rares pays à n’avoir pas augmenté les prix de certains produits malgré la flambée au niveau international.

Le gouvernement fait le pari de mettre en avant une « nouvelle ingénierie de la dépense », pour reprendre l’expression d’un ministre qui parle de « logique d’anticipation ». C’est le cas pour le blé dont le prix a baissé dernièrement. « Il faudra profiter de cette conjoncture pour créer des réserves », dit-il.

Source : L’Economiste - M. C.

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