Interdit de contacter son ex, Badr Hari est désormais soupçonné de stalking
L’affaire Badr Hari s’alourdit aux Pays-Bas. Déjà soupçonné de menaces et d’insultes, le kickboxeur marocain est désormais également visé pour stalking. La police soupçonne aussi une violation de l’interdiction de contact qui lui avait été imposée après des violences sur son ex-compagne.
Badr Hari est toujours détenu après sa nouvelle interpellation aux Pays-Bas. Et depuis son arrestation mardi à Amsterdam, les soupçons retenus contre l’ancien champion de kick-boxing se sont élargis.
La police néerlandaise avait initialement annoncé enquêter sur des faits de menaces et d’insultes. Un porte-parole confirme désormais à RTL Boulevard que Badr Hari, 41 ans, est également soupçonné de stalking, c’est-à-dire de harcèlement répété.
Plus problématique encore pour le sportif, les enquêteurs soupçonnent qu’il aurait enfreint une interdiction de contact prononcée lors de sa précédente affaire avec son ex-compagne.
Cette mesure remonte à septembre 2025. Badr Hari avait alors été condamné pour avoir frappé son ancienne compagne. Le ministère public néerlandais lui avait imposé 24 heures de travaux d’intérêt général, le paiement d’une indemnisation ainsi qu’une interdiction de contacter ou d’approcher la victime pendant un an.
La sanction était devenue définitive, Badr Hari ne l’ayant pas contestée dans le délai prévu.
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Le nouveau soupçon de violation de cette interdiction est donc particulièrement sensible. La police ne précise toutefois pas encore publiquement les faits exacts qui lui permettent de considérer que Badr Hari aurait enfreint la mesure. Une violation reste à ce stade un soupçon et non un fait judiciairement établi.
Le kickboxeur conteste d’ailleurs fermement les nouvelles accusations.
Par l’intermédiaire de son avocat Cem Polat, il vient de sortir du silence pour la première fois depuis son interpellation. Badr Hari explique que toute l’affaire se déroule dans le contexte d’un conflit familial persistant avec son ex-compagne autour de l’éducation de leurs cinq enfants.
Son équipe assure également qu’aucune violence physique ne lui est reprochée dans le dossier actuel.
Badr Hari nie les accusations et reste en détention
« Badr Hari nie catégoriquement les accusations portées contre lui et souligne qu’elles ne constituent pas une représentation correcte des faits », indique la déclaration transmise par son avocat à la presse néerlandaise.
Selon cette version, Badr Hari aurait répondu à une demande de la police et se serait lui-même présenté au commissariat afin de donner sa version des faits. Son avocat assure qu’il s’est comporté calmement et qu’il coopère pleinement avec l’enquête.
Le Marocain ne souhaite en revanche pas révéler les détails du différend qui l’oppose à son ancienne compagne. Il invoque notamment la protection de leurs cinq enfants et le caractère privé de cette affaire familiale.
Cette nouvelle enquête intervient moins d’un an après une précédente procédure concernant la même relation. En février 2025, Badr Hari avait passé trois nuits en détention avant d’être remis en liberté sous conditions après une plainte de son ex-compagne.
Il lui était alors reproché de l’avoir frappée lorsqu’il était venu déposer leurs enfants. Une autre altercation survenue en septembre 2024 figurait également dans le dossier. La procédure avait finalement été réglée par le ministère public sans procès public.
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La situation actuelle pourrait désormais déboucher sur une nouvelle période de détention. Badr Hari doit être présenté vendredi devant le juge-commissaire néerlandais.
Ce magistrat devra décider si les éléments réunis par les enquêteurs justifient de prolonger son maintien en détention pendant la suite de l’enquête.
À ce stade, Badr Hari est donc soupçonné de menaces, d’insultes et de stalking. La police affirme également qu’il aurait violé une interdiction de contact précédemment imposée. Lui rejette l’ensemble des accusations et présente le dossier comme la conséquence d’un conflit avec son ex-compagne concernant l’éducation de leurs enfants.
La décision de vendredi donnera une première indication sur la manière dont la justice néerlandaise considère la gravité des nouveaux éléments réunis contre l’ancien champion.