Les riads font toujours rêver

- 17h55 - Maroc - Ecrit par : L.A

La folie des riads est loin d’être éteinte, même si elle s’est légèrement calmée à Marrakech. Quoique ! « Je reçois par mail au moins deux demandes hebdomadaires et j’ai deux fois par mois des couples qui viennent sur place visiter des maisons dans la médina », confiait cet agent immobilier.

Habiter une maison en plein cœur de la vieille ville, à Marrakech, Rabat, Casablanca ou Fès attire nombre d’Européens. Qu’il s’agisse de dars (patio central avec une cour) ou de riads (caractérisés par un jardin), ils craquent pour ces maisons traditionnelles qu’ils transforment souvent en maisons d’hôtes. Le calme, le charme de ces habitations à l’abri des regards, aux belles terrasses qui dominent la médina les séduisent. Les prix aussi. Bien qu’ils aient sérieusement augmenté, le jeu en vaut toujours la chandelle.

« On peut acquérir une belle maison à des prix que l’on ne trouve pas en France » , souligne Romé qui, avec des amis, a acheté un riad à rénover il y a deux ans dans la médina de Marrakech et, un an plus tard, une petite maison attenante. Coût de l’opération, 180 000 euros pour 250 m² au sol, plus 150 000 euros de travaux. « L’annexe nous permettra de venir en vacances de façon indépendante. Le riad va être transformé en maison d’hôtes et sera tenu par des Marocains, explique-t-il. Cela nous permettra d’équilibrer les charges et l’entretien. »

Avant de venir visiter, Romé n’avait pris qu’un seul contact et, une fois sur place, il s’est décidé en deux heures. Audacieux, mais il ne regrette ni son choix ni sa rapidité.

À l’encontre tout de même de tous les conseils distillés par les professionnels. Alain Félix, lui, connaissait déjà bien le Maroc lorsqu’il s’y est installé avec femme et enfants. Ancien officier de l’armée de l’air, il n’a rien voulu laisser au hasard. Il a visité des centaines de riads avant d’opter pour une « maison de poupée » de 270 m² habitables à Fès, comme il aime à le souligner en plaisantant, au vu des petits palais de la vieille ville. « Un petit bijou », ajoute-t-il, restauré de façon traditionnelle, avec ses boiseries, ses plafonds peints, ses plâtres sculptés, ses zelliges (tomettes émaillées typiquement marocaines). « Il y a trois ans, lorsque nous avons acheté, il y avait très peu de professionnels à Fès, c’est par le bouche-à-oreille que j’ai trouvé cette maison qui appartenait à une seule personne. »

À un prix qu’Alain Felix concède pudiquement en dessous de 50 000 euros, pour 20 000 euros de travaux environ auxquels, il est vrai, il a largement pris part. Aujourd’hui, au lieu d’ouvrir une maison d’hôtes comme il en avait l’intention au départ, il s’est spécialisé dans la restauration des dars et des riads. « Ma maison est ma vitrine », affirme-t-il.

Eviter les retards

Rien de tel en effet que d’être sur place pour suivre les travaux, vérifier que les corps de métier réalisent les rénovations prévues, éviter les retards. Vincent Vérité ne peut pas se payer ce luxe. Mais il se rend à Fès tous les trois mois et reçoit mensuellement des photos du chantier suivi sur place par un agent immobilier spécialisé dans la restauration. Il a acheté en septembre 2007 ce masriya (petite maison destinée aux hôtes de passage ou au fils de la maison) de 110 m² habitables, avec 47 m² de terrasse, pour lequel il a eu un vrai coup de cœur. Une maison du XVIIIe siècle où il viendra en vacances, qui lui a toutefois réservé quelques surprises. « Le masriya possède une décoration très riche, explique-t-il, avec des zelliges, des portes marocaines magnifiques, des poutres en bois de cèdre travaillées… » Des poutres qui, trop abîmées pour être conservées, ont dû, au 2e étage, être remplacées, faisant grimper les travaux de 13 000 euros supplémentaires. « Mais les ouvriers ont aussi trouvé dans une pièce aveugle au départ des ouvertures qui avaient été totalement occultées par les occupants », s’émerveille Vincent Vérité. Miracles et désagréments des rénovations ! Dans des quartiers où les héritiers se sont succédé pendant des années voire des siècles, sans travaux de restauration, les surprises font partie du parcours. Soleil, rythme de vie plus tranquille, personnel peu coûteux pour qui souhaite s’installer, avantages financiers substantiels accordés aux retraités résidents…, investir au Maroc offre de réels avantages.

Reste qu’acheter à l’étranger de- mande aussi de la patience et un investissement personnel évident.

Patience lors de l’achat, car rien n’est jamais acquis. Le ou les propriétaires peuvent changer d’avis et ne plus vouloir vendre ou chercher à faire monter les prix. Une surenchère qui amène nombre d’investisseurs à renoncer pour se tourner vers d’autres biens.

Pour ceux qui acceptent de poursuivre, la note peut en effet se révéler salée. Comme pour cette jeune femme qui a finalement payé son riad 50 000 euros de plus que prévu au départ (soit 170 000 euros). « J’avais fait une proposition sérieuse, mais un acheteur a surenchéri au dernier moment. L’agent immobilier m’avait pourtant assuré avoir l’exclusivité », déplore-t-elle.

Plus la maison est importante, plus elle peut être le bien non pas d’un, mais de plusieurs propriétaires. La situation a longtemps fait hésiter Aline et Gilles Mesples. En 2006, ils avaient flashé sur un dar de près de 300 m². Problème, le propriétaire voulait le donner aux familles occupantes qui, profitant de la somme versée, pourraient ainsi déménager dans des habitations plus confortables. La complexité de la transaction les avait rebutés. Après avoir vu deux maisons leur échapper, le couple est finalement revenu à ses premières amours. La promesse de vente a été signée fin 2007 avec l’héritier, l’acte le 15 avril dernier avec les familles devenues entre-temps propriétaires. Une clause spécifie que les occupants devront être partis dans les trois mois, au-delà desquels ils auront à régler des pénalités. La demande de titrage est en cours. Le processus est sur les rails. « Mais sans l’agent immobilier en qui nous avions confiance, il est clair que nous n’aurions jamais osé nous lancer », reconnaît Aline Mesples.

Source : Le Figaro - Christine Piédalu

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