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Voici le nouvel itinéraire du marché de la drogue (vidéo)

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3 septembre 2019 - 10h20 - Société

Constamment surveillé, le Détroit de Gibraltar est le circuit par excellence utilisé par les trafiquants de drogue pour longer la côte et inonder l’Europe. Disposant de gros moyens, ils sont la cible des hommes de la Guardia civil et de la police espagnole.

La nuit est le moment idéal pour ces trafiquants d’opérer. Les moyens lourds des gardes-côtes espagnols n’impressionnent guère les dealers qui, à bord de leurs canots appelés ’’lanchas’’ par les Espagnols, usent de subterfuges pour leur échapper en toute tranquillité, rapporte Paris Match.

L’affaire est assez florissante. Tous les coups sont permis pour se tirer d’affaire. Afin de faire passer leur marchandise, il faut être assez averti et maîtriser les moindres recoins des voies de passage. Avec une distance de 14 kilomètres, Sanlucar de Barrameda, située au nord de Cadix, ouverte sur l’Atlantique ou Linea de la Concepcion (pour les espagnols) est l’une des nouvelles voies de passage qui remplace celle du Détroit de Gibraltar.

Elle permettrait une contrebande intense et rapide, en dépit de la pression du pouvoir espagnol depuis 2018. Grâce à la vigilance de la Guardia civil, plusieurs arrestations sont opérées : 5 000 en un an, pour 150 tonnes de haschisch saisies, se souvient l’un des éléments de l’Unité de la Guardia Civil basée à Malaga et créée pour lutter contre ce fléau.

La marchandise est acheminée du Maroc par voie maritime. Une fois récupérée de l’autre côté de la frontière, elle est rechargée par une autre partie de la bande. C’est en effet sur terre que se situe l’étape la plus dangereuse, raison pour laquelle le système est bien huilé afin que l’affaire ne prenne un coup, explique le magazine.

Des guetteurs jusqu’au chauffeur en passant par les ramasseurs, chaque étape est suivie de près et les personnes en charge de surveiller la police ou de charger la drogue sont payées plus qu’il n’en faut. Les plus heureux du système sont les chauffeurs qui empochent 15.000 euros pour finalement cacher la marchandise, en attendant l’arrivée des potentiels acheteurs au niveau du « supermarché européen ».

Dans cette affaire, le kilo de haschisch, pour 1 tonne infiltrée, offre 4 millions d’euros de rentrées d’argent. Des dynasties de délinquants se sont dès lors bâties sur ce trafic.

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