Pour la justice espagnole, l’argument d’un « Sahraoui » contre le Maroc ne tient pas

- 14h00 - Espagne - Ecrit par : J.K

La justice espagnole vient de rejeter la demande d’asile d’un "Sahraoui. Arrivé frauduleusement en Espagne, l’homme invoquait l’impossibilité de soigner son fils malade au Maroc, un argument jugé irrecevable pour justifier une protection internationale.

L’affaire débute en mai 2024 lorsque Carlos José quitte le Maroc muni d’un faux passeport. Après un périple le menant en Malaisie puis aux Émirats arabes unis, il atterrit à l’aéroport de Madrid-Barajas en provenance de Doha au mois de juin. Dès le lendemain, il dépose une demande de protection internationale. Comme le rapporte Infobae, l’homme motive sa requête en dénonçant des discriminations liées à son origine sahraouie et met surtout en avant les graves difficultés sanitaires rencontrées par son fils, resté au Sahara.

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Les éléments médicaux fournis n’ont cependant pas convaincu les autorités. Si les documents attestent que l’enfant souffre d’une adénite bilatérale aiguë, ils ne prouvent ni la présence d’un cancer ni l’impossibilité absolue d’obtenir un traitement adéquat sur le territoire marocain. Face à ces insuffisances, le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder le statut de réfugié ou la protection subsidiaire. Le demandeur a alors tenté un recours et réclamé une mesure d’urgence pour bloquer son expulsion, en vain.

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L’Audience nationale espagnole vient de clore définitivement le dossier en condamnant le requérant à payer les frais de justice. Les magistrats estiment que les récits de discrimination manquent de précision pour établir une persécution réelle et actualisée. S’appuyant sur les avis défavorables émis par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le tribunal rappelle fermement que le droit d’asile ne constitue pas un levier légal pour améliorer ses conditions de vie ou accéder à un système de santé de meilleure qualité à l’étranger.