L’artisanat marocain au centre d’une exposition à la Maison de l’artisan à Paris

- 23h20 - Maroc - Ecrit par :

Les costumes traditionnels, les décorations intérieures à base de broderie, les fleurs en porcelaine, les bijoux et autres produits d’art et d’artisanat du Maroc, sont exposés depuis mardi à la Maison de l’artisan à Paris.

Cette exposition originale intitulée "Maroc-Patrimoine et créations" se tient, du 27 avril au 25 juillet, sous le patronage de l’ambassadeur du Maroc en France, M. Hassan Abouyoub.

Cinq exposantes, Anissa Berrada, Zhor Monkachi, Amina Agueznay, Soumiya Jalal Mikou et Adiba Sbaî, fort différentes par leur parcours autant que par leur inspiration, proposent à l’oeil de leurs visiteurs une collection de bijoux, de colliers traditionnels, de fleurs en porcelaine, de tapis et de costumes issus de différentes régions du Maroc, ainsi qu’une collection des différentes formes de Broderie émanant de Fès, d’Azemmour et de Rabat.

Organisée par la délégation de la Maison de l’Artisan dans le cadre d’une série de représentations dans plusieurs villes de France, cette sélection artistique, inaugurée par l’ambassadeur chef de mission adjoint à l’ambassade du Maroc en France, Moulay Abbas Kadiri, se veut un mélange des techniques et un mariage d’art et d’histoire entre l’Orient et l’Occident.

L’exposition se décline en trois gammes de produits riches en motifs et en expressions : broderie fait main avec des motifs variés à double face, tissage traditionnel, et costumes provenant de différentes régions du Maroc.

Ancrées dans la culture marocaine, les cinq exposantes puisent leur racine dans cette essence, pour jeter une vue des plus originales sur les métiers d’art et d’artisanat du Maroc, notamment la broderie, la bijouterie et la tapisserie.

Créatrice en costumes traditionnels, Anissa Berrada, dont le parcours intellectuel l’a amenée à des études supérieures en sciences économiques, s’est lancée dans la reconstitution du patrimoine vestimentaire national en miniature.

Zhor Monkachi, spécialiste en tissage traditionnel, a voulu, quant à elle, perpétuer et transmettre son savoir-faire en créant un atelier en direction des femmes à Casablanca. Le tissage de cette native de Ouazzane, ville réputée pour ses richesses artisanales, révèle la maîtrise de l’ouvrage et l’amour de l’oeuvre.

Architecte et designer de formation, Amina Agueznay a retrouvé depuis quelques années, le goût de recomposer les bijoux et les caftans et de leur donner d’autres formes de vie et d’expression.

Alors que Soumiya Jalal Mikou, elle aussi, architecte et designer de formation, offre aux visiteurs son esprit singulier au travers de ses créations de designer textile, où la lumière rend aux matières leur éclat, Adiba Sbaî propose, quant à elle, ses créations originales de fleurs en porcelaine et de peinture sur vitrailles et sur tissu.

Réalisée par l’Association "Itqane" des femmes créatrices, l’exposition a réalisé, dès son premier jour, une affluence record du public, séduit par l’art de vivre marocain et la diversité artistique et culturelle que recèle le Maroc.

Etaient présents au vernissage de l’exposition, le président de la Société d’encouragement des métiers d’art de France (SEMA), M. Jean-Pierre Chevalier, le directeur artistique de la Maison Hermès, M. Yves Talaron et le délégué général de l’Union française des industries de l’habillement, M. Jean Philippe Lecas, ainsi que des représentants de plusieurs médias français.

Créée en 2000, l’association "Itqane" construit son action à partir d’un programme d’intégration du travail artisanat de la femme, en tant que conservateur et promoteur des métiers d’art, dans un processus économique organisé.

MAP

  • Le patrimoine marocain au centre d'une exposition à Paris

    Les sites de l'Atlas, les dunes de Merzouga, les natures mortes et la fantasia ont constitué les thèmes de l'exposition de l'artiste-peintre, Rachid Belmahi, organisée dans la Maison de l'artisan à Paris du 24 mai au 11 juin sous le patronage de l'ambassadeur du Maroc en France, M. Hassan Abouyoub.

  • Exposition itinérante de peintres calligraphes marocains au Portugal

    Une exposition itinérante d'oeuvres de peintres calligraphes du Maroc au Portugal a débuté, lundi à Silves, (sud du Portugal) avant de sillonner pendant plusieurs mois les villes de Lisbonne, Obidos et Alfândega da Fé.

  • L'artisanat marocain au centre d'une exposition à l'IMA à Paris

    L'artisanat marocain, les paysages et les portraits de Tanger, ont été savamment mis en scène mardi dans une exposition d'art, "Claudio Bravo et le Maroc", organisée du 16 mars au 16 mai à l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

  • Essaouira au centre d'une exposition de photos à Toulouse

    La mer, les remparts, les rochers, les paysages, la médina et les personnages d'Essaouira, ont été savamment mis en scène lundi à Toulouse, dans une exposition de photos de l'architecte-artiste Rachid Haloui, tirées de son livre "Essaouira à vol de mouette".

  • Istanbul : Exposition de photos de feu Hassan II

    Une exposition de photographies de feu SM Hassan II est organisée en marge de la 31ème conférence des ministres des Affaires étrangères des pays islamiques, tenue du 14 au 16 juin à Istanbul.

  • Portugal - Fatima : La civilisation arabo-musulmane expliquée par le Maroc

    Le Centre d'Etudes de la ville portugaise de Fatima (centre), connue pour son célèbre sanctuaire catholique, a convié le Maroc, en fin de semaine, pour une manifestation culturelle visant à faire connaître la civilisation arabo-musulmane et à promouvoir l'esprit de tolérance envers l'autre.

  • Les parures : une tradition ancestrale magnifiant la beauté

    De tous temps, les parures ont eu une dimension culturelle certaine par delà leur rôle d'apparat pour ceux ou celles qui les portent. Les bijoux de parure, qui donnent leur éclat aux grandes cérémonies, le faste des tenues d'apparat ont, eux aussi, suivi l'évolution des sociétés, et de la mode à la faveur des influences réciproques entre civilisations.

  • Amnesty International et Barid Al Maghrib : le timbre de la réconciliation

    Signe des temps qui changent. C'est une exposition porteuse de droits et en filigrane un partenariat chargé de symbole qui a planté ses cimaises depuis le vendredi 7 mai et jusqu'au 16 mai, au premier étage du théâtre Mohammed V, à Rabat. Cette manifestation de timbres dédiés aux droits de l'homme et plus particulièrement ceux de la moitié du ciel et de la société a été rendue possible grâce à un partenariat entre la section marocaine d'Amnesty international et Barid Al Maghrib, entreprise publique s'il en est. Le fait est assez inédit : les relations longtemps tumultueuses entre les autorités marocaines et Amnesty International laissaient mal imaginer un tel partenariat.

  • Marseille : Inauguration de la Quinzaine du tourisme et de l'artisanat marocains

    Une cérémonie d'inauguration de la Quinzaine du tourisme et de l'artisanat marocains a été organisée, jeudi à Marseille, où un village de tentes, présentant les produits artisanaux du Royaume, a été monté à la Place Estienne d'Orve, l'une des plus fréquentées du quartier du Vieux Port de la cité phocéenne.

  • Exposition à l'IMA : Le peintre chilien Claudio Bravo charmé par Tanger

    Le peintre Claudio Bravo est né au Chili mais a choisi de vivre au Maroc. Installé à Tanger, cela fait plus de 30 ans qu'il collectionne les objets du quotidien marocain et qu'il peint les lumières, les couleurs et les hommes du Maroc. L'Institut du monde arabe, à Paris, propose aujourd'hui deux expositions pour mieux cerner son univers chatoyant.