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La plage à Marrakech !

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17 août 2005 - 15h25 - Maroc

La ville de Marrakech se dote de son premier Complexe d’animation touristique. L’ouverture de ce site touristique s’est déroulé, mardi, en présence d’artistes et footballeurs marocains. Les travaux de construction de ce Complexe ont duré 22 mois et 120 personnes ont été engagées pour assurer son fonctionnement. Sa réalisation a nécessité un investissement de 72 millions de dirhams.

Situé au km 4, route d’Amezmiz, ce Complexe d’animation touristique "Oasiria" s’étend sur une superficie de 10 hectares, à proximité de la zone hôtelière de l’Aguedal.

L’autre atout est que le site du complexe est situé au milieu de pas moins de 820 oliviers centenaires et autres arbres, tels que des conifères et des eucalyptus de 35 mètres de hauteur.

Pour ce qui est du Complexe, il offre une panoplie complète d’attractions aquatiques pour les amateurs de fraîcheur et d’eau : bordée de rochers et d’îlots, aminée de vagues de plus d’un mètre, Oasiria Beach est la première piscine à vagues du Maghreb : c’est la mer au pied des montagnes. En plus de tout un choix de toboggans de six pistes de glisse de 50 mètres chacune et un service restauration pour tous les goûts. Un horaire a été fixé de 10h a 18 h pour les usagers en contrepartie de 180 dirhams par personne pour les adultes et 100 dirhams pour les enfants.

Le Complexe dispose également d’un grand parking de voiture ombragé de 400 places. Pour ceux qui ne disposent pas de moyen de transport, un bus gratuit avec un horaire de ramassage précis fera la navette entre le parc aquatique et les principaux hôtels ou autres points stratégiques de la ville de Marrakech.

L’idée a été de créer un Complexe ludique dont l’élément fédérateur est le parc aquatique proprement dit, auquel seront annexées des structures de loisirs indépendantes couvrant tous les âges, toutes les saisons et toutes les bourses : parc aux oiseaux, mini-golf thématisé, piscine couverte et patinoire

Sachant que l’eau est une denrée précieuse dans la région, les promoteurs ont fait en sorte que l’eau du parc soit captée dans la nappe d’Al Haouz qui s’étend au pied de l’Atlas. De plus, différents moyens ont été mis en oeuvre pour rationaliser la gestion de l’eau : des bassins de décantation permettant de rendre l’eau chlorée propre à l’arrosage. L’autre originalitéconsiste en la remise à jour d’un très ancien système d’irrigation des oliviers au moyen de jarres poreuses, pour lequel il a été fait appel aux conseils d’un spécialiste en la personne de M. Mohamed El Faiz.

A cela s’ajoutent la multiplication des zones ombragées et la création de tunnels végétation visant à limiter au maximum l’évaporation : le parc aquatique consommera moins d’eau qu’un golf ou qu’un producteur d’agrumes.

Par ailleurs, ce Complexe est de nature à combler le vide que connaît la ville ocre en matière d’animation touristique. Abstraction faite des atouts naturels dont elle dispose, cette ville qui reçoit plus d’un million de touristes par an enregistre un déficit de taille à ce niveau. Avec ce Complexe, c’est un grand pas de parcouru.

Abdellatif Abouricha - Libération

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