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Elles offrent 10 000 masques cousus de leurs mains pour lutter contre le coronavirus

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2 juin 2020 - 15h30 - Monde

Dans la bataille contre le covid-19, chacun y va de ses compétences pour apporter sa contribution. C’est le cas de la présidente du Syndicat de la couture 66, Mina Ramou, et sa fille Leïla qui, aidées de 4 amies couturières professionnelles, ont depuis le 18 mars, travaillé à coudre 10 000 masques de protection en tissu.

Huit heures de travail par jour pour ces femmes dont la détermination n’a d’égale que la soif de contribuer à la pénurie de masques assez prononcée tout au début de la pandémie. Selon lindependant.fr, Meriem Yasmina, dite Mina, est née il y a 56 ans à Los Masos.

À 4 ans, elle montrait déjà les signes de sa passion pour la machine à coudre, car contrairement aux petites filles de son âge, elle "aimait mieux coudre que de brosser les cheveux de ses poupées". À 9 ans, elle "réalise sa première robe, au grand étonnement de ses parents". Adolescente, Mina n’hésitera pas à opter pour la couture comme son métier. "À la fin du collège, je me suis orientée vers un cursus professionnel et j’ai passé à Perpignan un CAP en industrie de l’habillement que j’ai décroché à 17 ans", raconte-t-elle.

Après, tout est allé bien vite. Elle ouvre son premier atelier à Prades à 18 ans et débute par des retouches. Mais son talent sera très tôt reconnu, lui ouvrant des portes et attirant vers elle des clients aux goûts les plus sophistiqués. "Face à ce succès, je suis descendue sur Perpignan où j’ai ouvert, non loin de la place Arago, mon second atelier et lancé ma marque", confie-t-elle.

Par la force des choses, et grâce à son talent, Mina est devenue modéliste haute couture. C’est alors qu’elle est sollicitée pour faire valoir ses compétences au-delà des frontières françaises. Elle passera 17 ans au Maroc et en Tunisie, 2 ans et demi au Qatar pour des "enseignes françaises de renom telles que Chantelle, Etam, et même une ligne de vêtements pour les collections du créateur de mode Daniel Hechter".

C’est cette main experte qui, pendant le confinement, s’est entourée de sa fille Leïla et de quatre autres professionnelles et amies, pour contribuer à la lutte contre le coronavirus, en travaillant sans relâche. "On a vite croulé sous les demandes", précise-t-elle, tout en soulignant que leurs premiers modèles ont été conçus selon "les recommandations des infectiologues de l’hôpital de Grenoble et les suivants, d’après le protocole Afnor", indique la même source.

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