Manchester United attaque le Maroc et se fait recaler par la FIFA
Le temps des arrangements à l’amiable semble révolu entre les clubs européens et les sélections africaines. Alors que Manchester United tentait de forcer la main à la Fédération marocaine pour conserver Noussair Mazraoui lors d’un match crucial de Premier League, l’instance mondiale a tranché net. La plainte des Red Devils a été rejetée, rappelant la primauté absolue des règlements en veille de CAN.
La frustration est palpable à Old Trafford. Au lendemain d’un match nul chaotique contre Bournemouth (4-4), la direction mancunienne digère mal l’absence forcée de son latéral droit. L’entraîneur Rúben Amorim espérait aligner l’ancien joueur de l’Ajax pour stabiliser sa défense, mais s’est heurté au refus catégorique de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
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Le conflit repose sur une stricte application du calendrier. La réglementation de la FIFA impose la libération des joueurs sept jours avant leur premier match en compétition internationale. Le Maroc débutant sa Coupe d’Afrique le 21 décembre, la période de mise à disposition était déjà entamée lors du match de lundi. Le report de la rencontre, initialement prévue samedi, a placé United en infraction avec cette fenêtre protégée.
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Furieux, le club anglais a tenté le tout pour le tout en déposant une plainte officielle auprès de la FIFA. La tentative s’est soldée par un échec, l’instance dirigeante donnant logiquement raison au Maroc. Au lieu de fouler la pelouse d’Old Trafford, Mazraoui a donc rejoint ses compatriotes pour une séance d’entraînement, laissant son club gérer sa colère et ses problèmes défensifs sans lui.