Mariages blancs en Belgique : la nouvelle arme pour traquer les fraudeurs au titre de séjour
Près d’un millier d’unions de complaisance sont recensées chaque année en Belgique pour décrocher des papiers. Face à cette fraude, le gouvernement dégaine une nouvelle riposte informatique pour bloquer définitivement les resquilleurs.
Jusqu’à présent, la tactique des tricheurs était redoutable : changer régulièrement de municipalité pour effacer leur historique et échapper à la vigilance des administrations. Ces faux mariages, montés de toutes pièces sans le moindre véritable projet de vie commune, servent essentiellement de sésame pour obtenir un droit de résidence. Pour briser cette mécanique, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a décidé de combler les failles du système. Désormais, chaque tentative d’union frauduleuse repérée par une mairie sera automatiquement inscrite dans le Registre national.
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L’objectif est clair : mettre fin à la déperdition des dossiers entre les différents services de l’État. Fini l’anonymat en changeant de code postal, puisque la police, le parquet et les autres communes connaîtront instantanément le passé de la personne. Une évolution majeure relayée par l’agence Belga, qui souligne la volonté d’optimiser la communication entre les instances judiciaires et administratives. Déterminé à muscler la réponse du pays, Bernard Quintin assure que « ce mécanisme permettra de renforcer la lutte contre la fraude » et d’empêcher tout contournement lié aux simples déménagements.