Marié à une Française, père de deux enfants : ce Marocain se voit refuser son visa
Une Française espérait faire revenir son mari marocain auprès de leurs deux jeunes enfants. Mais le consulat de Rabat a refusé de lui délivrer un visa. Malgré les difficultés familiales invoquées par son épouse, la justice française vient de confirmer cette décision.
Deux enfants de 24 et 11 mois, un mari resté au Maroc et un foyer à faire tourner toute seule. Pour cette Française, la séparation commence à peser lourd. Son fils aîné présenterait même des troubles du langage qu’elle attribue à l’absence prolongée de son père. Elle espérait convaincre la justice de permettre à son époux de revenir en France. Le tribunal administratif de Nantes ne lui a pas donné raison.
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Le problème remonte au printemps 2025. Son mari, de nationalité marocaine, avait fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcée par la préfecture de l’Hérault. Le 13 avril, il retourne au Maroc, mais son départ déclenche une interdiction de revenir en France pendant douze mois.
Quelques mois plus tard, il sollicite un visa de long séjour auprès du consulat français de Rabat, cette fois en qualité de conjoint d’une Française. Refus le 22 juillet. La commission chargée d’examiner les recours confirme la décision en octobre. Son épouse décide alors de saisir le tribunal, mettant en avant les conséquences de cette séparation sur leur vie familiale.
Deux enfants en bas âge, mais un obstacle juridique décisif
C’est là que son dossier se complique. Car la jeune mère conteste le refus de visa, mais pas l’interdiction de retour qui en est à l’origine. Or, cette mesure était toujours en vigueur lorsque la commission a examiné la demande. Les magistrats considèrent donc que l’administration ne pouvait pas délivrer le document sollicité.
Les difficultés rencontrées par les enfants ne changent pas leur appréciation. Dans son jugement du 2 octobre 2026, le tribunal relève notamment que rien dans le dossier ne démontre que l’épouse soit complètement isolée en France, sans possibilité de recevoir de l’aide de son entourage. Ses arguments sur les troubles de son fils et les charges du foyer ne suffisent pas à faire annuler le refus.
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Un détail rend toutefois cette affaire particulière. L’interdiction de retour avait commencé le 13 avril 2025 pour une durée d’un an. Elle était donc arrivée à son terme lorsque le jugement a été rendu, près de six mois plus tard. Mais les juges devaient apprécier la légalité du refus opposé en octobre 2025, à une époque où la mesure s’appliquait encore.
Le recours de l’épouse est finalement rejeté. La décision ne ferme cependant pas la porte à une nouvelle demande de visa, désormais que les douze mois d’interdiction sont écoulés.