Carburant : Pas de baisse pour l’instant

- 23h09 - Maroc - Ecrit par : L.A

La seule bonne nouvelle actuellement pour l’économie mondiale, disent les experts, c’est la chute continue des prix du pétrole. Par conséquent, la seule question que se pose le consommateur marocain, en tout cas, est de savoir si oui ou non cette baisse sera répercutée à la pompe. Ceci d’autant plus que, à 145,29 dollars le baril à fin juin dernier, le gouvernement a procédé à une augmentation à la pompe du prix du gasoil 350 et de l’essence sans plomb de 1 DH. Hausse qui n’a d’ailleurs suscité aucune réaction chez les consommateurs.

Et pour cause, elle n’avait ciblé que les produits sans effets négatifs sur le pouvoir d’achat de la masse laborieuse. « Le gouvernement peut augmenter et baisser à souhait les prix sans soulever les masses, aussi longtemps que ces petits réajustements ne concerneront que les produits sans effets négatifs », se réjouissent certaines associations de consommateurs. Pour les clouer au pilori, le ministre des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka, rappelait qu’« avec cette augmentation, le pays revenait à un niveau de prix de septembre 2006 ». Ce qui laisse croire que la subvention a tourné à plein régime. En effet, la hausse des prix à la pompe du 1er juillet dernier intervenait 2 ans après celle de septembre 2006. Il n’empêche que la chute actuelle à 90 dollars le baril, soit une baisse de 50 dollars, à la clôture de la séance du 17 septembre, donne à espérer au consommateur marocain une répercussion à la pompe.

Dans l’entourage des Affaires économiques et générales, où l’urgence de l’heure est au projet de la loi de Finances, on confie que ce débat n’est pas à l’ordre du jour. Même son de cloche à la division des prix de la direction des affaires économiques au ministère de l’Intérieur. D’ailleurs, la réunion, tenue avant-hier mardi entre le secrétaire d’Etat, Saâd Hassar, et Nizar Baraka, en présence des responsables des collectivités locales, n’a porté que sur le rappel à la vigilance dans le contrôle des prix et la protection des consommateurs, conformément à la directive royale. Ailleurs, comme c’est le cas en France, les organisations des consommateurs se mobilisent à chacune des baisses significatives ou non des prix du pétrole pour exiger une répercussion immédiate à la pompe. Chose impossible chez nous.

D’un côté, les supporteurs du système de l’indexation, alors introduite par l’ex-Premier ministre Driss Jetou, consistant à répercuter systématiquement le cours du brut sur le consommateur final en fonction de la hausse ou la baisse des cours. De l’autre, les adeptes de la compensation, qui rechignent à devoir s’accrocher de façon quasi quotidienne aux cours du pétrole. D’ailleurs, leurs exigences, s’ils en émettaient, se verraient opposer « une fin de non- recevoir », confie l’un des artisans de la compensation à la Primature. Pour la simple raison que les prix actuels pratiqués ne reflètent pas la réalité économique du marché.

Peser sur les cours

Le choix n’est pas facile. Si l’impact de l’indexation est difficilement quantifiable, celui de la subvention est un jeu d’enfant. Le gasoil est subventionné à hauteur de 64,3%, le 350 à 31,8%, l’essence à 23,4%, le fuel à 73,6% et le gaz butane à 170%. Sans cette subvention, le litre d’essence serait de 13,31 à la pompe au lieu des 10,13 actuellement et le butane de 128 DH au lieu de 40 DH. La débâcle financière aux Etats-Unis, qui fait redouter un ralentissement économique mondial, va fortement peser sur les cours et contribuer au repli du baril. Cette situation va-t-elle profiter au consommateur marocain dont le pouvoir d’achat souffre de l’effet combiné vacances d’été, ramadan, rentrée scolaire, flambées des denrées de premières nécessités ?

Source : L’Economiste - Bachir Thiam

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