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Maroc : un député accusé d’avoir triché au baccalauréat

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10 juin 2019 - 22h50 - Société

Récemment surpris aux examens du Bac avec ses téléphones portables sur lui, Noureddine Qchibel qui est accusé de tricherie, semble ne plus faire l’unanimité au sein de son parti. Le parlementaire du PJD dont le cas fait déjà l’objet d’une étude au sein de la commission de l’intégrité et de la transparence évoque plutôt, la thèse d’un complot contre sa personne.

Le PJD réussira-t-il à laver le linge sale en famille ? Mieux, parviendra-t-il à laver l’honneur de son parlementaire aux yeux de l’opinion publique, dans cette affaire de triche aux examens du Bac ? Pour l’heure, le parti semble se trouver dans le dilemme, avec à la clé des embrouilles entre ses membres qui ne parviennent pas à accorder leurs violons sur la conduite à tenir. En effet, selon le quotidien Akhbar Al Yaoum, les réactions sont divergentes au sein du PJD.

"Alors que certains membres banalisent cet incident, accusant par la même occasion les adversaires politiques du parti d’en gonfler l’effet, d’autres reconnaissent que le député a effectivement enfreint la loi, tout en minimisant la portée de son acte", écrit le journal. Et d’ajouter que "ces derniers, même s’ils admettent qu’au vu de la loi il y a eu fraude, soutiennent, cependant, que rien ne prouve que le parlementaire a fait usage de ses téléphones".

Pour lever le doute, la commission de la transparence s’est déjà mise à l’oeuvre, assurant vouloir saisir les compagnies de télécom. Dans cette affaire qui fait si tant polémiquer, d’autres encore voient un complot d’adversaires politiques, car semblent-ils soutenir, "cet incident aurait tout au plus valu au concerné une mise en garde et l’affaire aurait vite été oubliée, comme cela se fait généralement quand il s’agit d’un élève "ordinaire", avance le quotidien.

D’après le parlementaire, qui s’est confié au quotidien Akhbar Al Yaoum, le directeur du lycée Al Irfane, à Rabat où il s’était effectivement présenté, samedi 8 juin à 8h, pour passer les épreuves de français et d’éducation islamique du baccalauréat, aurait "agi suivant des consignes" qui lui auraient été "dictées". Mieux, il lui aurait même confié qu’on l’aurait mis dans "une situation embarrassante". Par ailleurs, selon le parlementaire, "le responsable de l’Académie se serait même excusé pour le désagrément que lui aurait causé la diffusion de cette information sur les réseaux sociaux".

Et au journal de conclure que de "toutes les manières, le député islamiste n’avait pas besoin de passer son bac pour une quelconque promotion sociale ou professionnelle. Car, il possède déjà plusieurs diplômes et une société spécialisée en télécommunications qui emploie un millier de personnes".

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