Le cinéma marocain à Dubaï

- 18h03 - Maroc - Ecrit par : L.A

Cela fait maintenant deux ans que ces deux grands évènements se chevauchent tout en rivalisant d’originalité et de succès pour devenir le meilleur festival du monde arabe. Quel que soit le résultat de cette compétition qui semble interminable, le Maroc reste très présent au festival de Dubaï. Cette édition connaît en effet la participation de quatre films nationaux sans compter les musiciens qui animeront les nuits de Dubaï.

Dans le cadre de sa nouvelle catégorie introduite cette année « rythms and reels » (rythmes et bobines), le festival de Dubaï invite deux réalisateurs marocains à dévoiler leurs documentaires musicaux. Le premier n’est autre que l’ex-directeur du festival du film arabe de San Francisco et grand revenant au pays, Khalil Benkirane, qui participe avec son film « Le fil blanc », un film né d’une rencontre entre deux hommes, dont un est fou de musique et l’autre passionné d’images. « Alors que Cheb i Sabbah enregistrait son album qui contenait les voix de femmes maghrébines, dont des Marocaines comme les Haddarat,
Bnet Marrakech…, je l’ai suivi dans chacune des étapes de la création », nous raconte Khalil Benkirane.

Tout a commencé pour ce dernier quand Cheb i Sabbah, compositeur d’origine algérienne et champion des compilations de World Music, lui parle de son nouveau projet où il compte transformer de la musique traditionnelle en musique contemporaine. « L’idée même du projet reflétait un peu mon désir de faire le pont entre ma vie de 21 ans aux Etats-Unis et mon pays, le Maroc. D’autant plus que j’ai pensé qu’il fallait bien rendre hommage à ces chanteuses qu’on entend toujours mais qu’on ne voit pas souvent sur les affiches ou sur les écrans. Le film montre également que les préjugés de la société américaine sur les pays arabes sont complètement faux », explique l’artiste. « Le fil blanc » sera donc présenté en avant-première le 14 décembre à Dubaï avant d’être dévoilé au public marocain en début janvier prochain. Il est à rappeler que le film a déjà participé à deux festivals de cinéma en Allemagne et aux Pays-Bas. La projection du film sera suivie d’un concert de musique où la troupe de nomades marocaines Bnet Marrakech chanteront leurs meilleurs morceaux de chant traditionnel arabe et berbère, et ce, sur les rythmes mixés par DJ Zayan Freeman.

Le deuxième cinéaste à représenter le Maroc est Mohamed Achaour qui, lui, est en compétition officielle pour les courts-métrages avec son film « Percussion Kid ». L’opus de 16 minutes a déjà raflé le Grand prix lors du Festival de la télévision du Caire et a par ailleurs été projeté au festival de Cannes dans la catégorie du « Short Film Corner ».

Un autre film se joint à l’aventure. Il s’agit du dernier primé au festival de cinéma national de Tanger, « Les cœurs brûlés » d’Ahmed Maânouni. Ce long-métrage en noir et blanc retrace l’histoire d’une amitié telle qu’on la vivait autrefois, mêlant sincérité et amour.

Nabil Ayouch sera également de la fête avec sa toute dernière œuvre « Whatever Lola Wants » dont la sortie est prévue pour avril 2008. Le film, qui met à l’affiche le Marocain Assaad Bouab et les Américaines Carmen Lebbos et Laura Ramsey, sera présenté en avant-première mondiale. Le festival international du film de Dubaï est ainsi une occasion pour les participants marocains de faire connaître leurs films à un nouveau public. Bonne chance donc à « Percussion Kid » qui est en lice pour remporter son deuxième grand prix.

Projection de 141 films

Le Dubai International Film Festival (DIFF) en est cette année à sa quatrième édition qui verra la projection de 141 films représentant 52 pays, dont 16 seront sur les écrans pour la première fois. Parmi les films au menu, "Michael Clayton" de George Clooney qui sera projeté à l’ouverture du festival, ainsi que "Bee Movie", un film d’animation américain en images de synthèse réalisé par Steve Hickner et Simon J. Smith. Outre la star de "Basic Instinct", Sharon Stone qui y présidera une soirée de gala pour récolter des fonds pour la lutte contre le sida. D’autres stars seront de la fête, notamment George Clooney et Danny qui doit recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière.

Le Matin - Khadija Smiri

  • Les Coeurs brûlés en compétition au Festival international du film de Mascate

    Le long métrage "Les Coeurs brûlés" du Marocain Ahmed Al-Maanouni est en compétition au 5ème Festival international du film de Mascate qui se déroule du 22 au 29 janvier.

  • Les Coeurs brûlés en première européenne au festival international du film de Rotterdam

    Le long métrage "Les coeurs brûlés" d'Ahmed Al Maanouni sera présenté mercredi en première européenne au festival international du film de Rotterdam organisé du 23 janvier au 3 février courant.

  • Squelette primé au Festival du Film Amazigh de Sétif

    Le film "Squelette" du Marocain Yassine Fennane a obtenu l'Olivier d'Or, la plus haute distinction du Festival du Film Amazigh, dont la 8ème édition s'est déroulée du 9 au 13 courant à Sétif en Algérie.

  • "Les Coeurs brûlés" en compétition officielle à Las Palmas

    Le long métrage "Les Coeurs brûlés" du Marocain Ahmed Al-Maanouni sera en compétition officielle à la 9ème édition du Festival international du cinéma de Las Palmas, qui aura lieu du 29 février au 8 mars prochain. "Les Coeurs brûlés" sera en lice aux côtés de 14 autres films représentant divers pays en vue de décrocher le Grand prix de ce Festival la "Lady Harimaguada". Ce long métrage avait remporté le Grand prix de la 9ème édition du Festival national du film de Tanger, tenue du 18 au 27 octobre dernier. Il a été également couronné lors de cette édition des prix de critique et du meilleur son.

  • Nouba d'Or et de Lumière au Festival international du film de Rotterdam

    Le film "Nouba d'Or et de Lumière" de la Marocaine Izza Genini, a été sélectionné pour être projeté au Festival international du film de Rotterdam, prévu du 23 janvier au 3 février prochain.

  • Le cinéma marocain invité d'honneur du Festival International du Film de Palm Beach

    Le cinéma marocain sera l'invité d'honneur du Festival International du Film de Palm Beach, qui se tiendra en Floride du 10 au 17 avril.

  • FIFM : Le Maroc droit dans les yeux

    Plus de cinéma, 110 films projetés durant toute une semaine, plus de salles de projection, sept au total, et moins de paillettes, le Festival international du film de Marrakech prend de la bouteille et de l'ampleur. A mi-parcours, la septième édition, ouverte vendredi dernier par Leonardo DiCaprio et Martin Scorsese, a déjà réussi à se démarquer des précédentes. « C'est la première fois où l'on sent que les gens de Marrakech se sont approprié le festival et qu'ils se sentent concernés », remarque Tayeb Houdaïfa, journaliste marocain et critique de cinéma. Comparé au glamour élitiste des premières années où le principal enjeu consistait à faire venir au Maroc un maximum de people, le festival a aussi gagné en profondeur.

  • Le film "Dernier cri" primé au Festival international du cinéma de Damas

    Le film "Dernier cri" du réalisateur marocain Hamid Basket a remporté le prix spécial du jury du 15ème Festival international du cinéma de Damas pour les courts métrages, clôturé samedi soir.

  • Le cinéma marocain au Festival "Fenêtres sur le cinéma du Sud" à Lyon

    Les films marocains "Yasmine et les hommes" de Abdelkader Lagtaâ, "What a wonderful world" de Faouzi Bensaïdi et "Nouba d'or et de lumière" d'Izza Genini ont été sélectionnés pour être projetés lors de la 8ème édition du Festival "Fenêtres sur le cinéma du Sud", prévue du 8 au 13 janvier à Lyon.

  • FIFM : Où sont passées les paillettes ?

    Pas si affriolant que ça l'ouverture du Festival international du film de Marrakech (FIFM) le 7 décembre dernier ! Ceux qui s'attendaient aux strass et paillettes ou aux superstars hollywoodiennes ont dû se contenter seulement de quelques calibres. Parmi eux, le très séduisant Léonardo Di Caprio qui a fait le déplacement à Marrakech pour recevoir un bel hommage de Martin Scorcesse, parrain du festival, et du public marocain. « Je n'ai jamais imaginé que je pourrais un jour travailler avec une légende du cinéma comme Martin Scorcesse », soulignera Di Caprio. Rappelons que le héros de « Titanic » est en tournage depuis plusieurs semaines à Ouarzazate.